Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00
Billancourt et Vanités

Billancourt et Vanités

Parce qu’il fût l’un des sept photographes autorisés à témoigner de la fin de vie de l’usine Renault de Boulogne-Billancourt sur l’île Seguin, Philippe Monsel est l’acteur unique d’une exposition présentée tout au long de ce mois de février aux Écuries du jardin des Carmes intitulée « Billancourt et Vanités ».

C’est sur une plage de la mer du Nord que Philippe Monsel va découvrir le monde de la photographie. A la dérobée, il va emprunter quelques instants l’appareil familial et réaliser plusieurs clichés. Au moment du développement, il va devoir avouer ce forfait à sa mère mais les photos vont attirer l’œil du photographe local. Tout va alors s’enchaîner pour le jeune adolescent qui, au fil des ans et de résultats scolaires peu probants, va faire de sa passion un véritable métier.

Un parcours dédié à l’art et aux artistes

A Paris dans les années 60, le jeune photographe va apprendre la rigueur aux côtés d’un photographe d’ameublement Jean Collas puis, va découvrir le monde musical et le show-biz avec l’un des photographes de spectacles les plus réputés de l’époque : Jean-Pierre Leloir. Assistant de ce dernier, il photographie les bluesmen, jazzmen, musiciens classiques et stars du moment. Mais Philippe Monsel ne se retrouve pas dans la photographie de témoignage, il veut créer. Après l’échec d’un premier travail personnel, il rompt avec la photo.

Au début des années 80, il reprend les éditions Cercle D’Art et va publier plusieurs centaines d’ouvrages avec la volonté affirmée de maintenir la ligne éditoriale d’une maison fondée par Picasso, autrement dit privilégier la médiation, être au plus près des artistes et rendre accessible le livre d’art en s’adaptant aux habitudes du public. Assistant au déclin du livre, il s’est tourné depuis le tournant des années 2000 vers la réalisation de documentaires vidéo et a cofondé avec sa compagne Aurore Schwartz la webtélé Whoozart.

Billancourt

Symbole du monde industriel français mais aussi des luttes sociales du vingtième siècle, l’usine Renault Billancourt, acquise en 1919 par Louis Renault, est démantelée au début des années 90.

Dès lors, le photographe Philippe Monsel, engagé politiquement va vouloir témoigner du passé de ce haut lieu et des combats des hommes et des femmes qui ont travaillé ici. Après des années de lutte, le groupe Renault va accepter et donner l’autorisation de pénétrer sur le site à 7 photographes, dont Philippe Monsel. Vous découvrirez dans l’exposition plusieurs clichés de son travail.

Autres vanités

Si vanité et orgueil sont souvent associés, les « Vanités » sont aussi des œuvres d’art qui nous rappellent que nous sommes mortels, que notre vie mais aussi celle de nos réalisations, de nos constructions s’achève un jour. Ce sont donc ces vanités que montrent les clichés de Philippe Monsel dans les ruines de l’usine Renault-Billancourt, mais aussi dans les ateliers de la filiale française du constructeur Hispano-Suiza à Bois-Colombes, dans les vieux quartiers de New-York ou encore au cœur du petit Palais à Paris avant sa rénovation. Vous découvrirez enfin sous le label des « mascarades », le travail hommage du photographe sur le féminisme, le geste et le corps au féminin.

Autour de l’exposition

Des rendez-vous aux Écuries tout au long du mois de février :

– Lecture et rencontre avec François Bon, écrivain, auteur des textes de l’ouvrage « Billancourt » paru aux éditions Cercle d’art en 2004. Accompagnement musical de Dominique Pifaréli, violoniste. Tout public, enfant à partir de 12 ans. Entrée libre : Le samedi 29 janvier à 18h et le dimanche 30 janvier à 16h

– Entretien avec l’artiste peintre Chloé Tiravy dans le cadre de sa résidence d’artiste au collège Jules Ferry. Tout public, enfant à partir de 12 ans : Le jeudi 3 février à 18h

– Concerts et ateliers du département des musiques amplifiées du conservatoire. Tout public : Le samedi 5 février de 14h à 18h

– Visite guidée de l’exposition . Tout public, enfant à partir de 12 ans : Le samedi 12 février à 14h30

– Rencontre avec Philippe Monsel. Tout public, enfant à partir de 12 ans : Le samedi 19 février à 16h

– Atelier découverte de la photographie. Tout public, enfant à partir de 7 ans  : Les jeudis 17 et 24 février à 16h30

Rendez-vous gratuits – Renseignements au 04 71 45 46 10

Les Anémones sauvages

Les Anémones sauvages

Faisant écho aux deux expositions organisées en 2021 par les Musées d’Aurillac (sur le dessin artistique au 19e et au début du 20e siècle au Musée d’art et d’archéologie ; sur le dessin scientifique et naturaliste au Muséum des volcans), l’exposition Les Anémones sauvages présente une sélection de dessins contemporains appartenant à Jean-Claude Sergues, collectionneur d’origine aurillacoise, ainsi que plusieurs dessins anciens appartenant à son compagnon, Bob Wilkinson.

Le choix a été fait de ne pas organiser les dessins de manière pédagogique ou chronologique, pour privilégier à la place des arrangements plus libres. L’accrochage est ainsi pensé avant tout par analogie : des œuvres aux formes semblables se répondent les unes les autres, un dessin ancien peut voisiner avec un autre beaucoup plus récent, et même si certains grands noms de l’histoire de l’art sont présents (tels qu’Édouard Vuillard, Raoul Dufy ou Sol LeWitt), l’exposition ne propose pas une histoire condensée du dessin depuis un siècle. C’est un parcours plus lâche qui est suggéré, presque une promenade parmi ces formes dessinées.

Certains sous-ensembles se dégagent néanmoins. Plusieurs portraits sont ainsi rassemblés : un autoportrait et un portrait par Max Jacob, un autre du Japonais Gokita Tomoo, un enfant au visage déformé dessiné par Jérôme Zonder. Ils résonnent directement avec les caricatures d’Henri de Toulouse-Lautrec présentées juste à côté, autant qu’avec les croquis de masques de James Ensor et les personnages au crayon de Robert Crumb. Plus loin, un groupe de dessins brouille les lignes de démarcation entre figuration et abstraction, à l’instar de La Pluie sur la terrasse (2011) de Richard Müller, du grand dessin de Dove Allouche ou des tapis de fleurs que Raoul Dufy a tracés à l’encre en vue de servir à la production de motifs textiles. Par endroits, ce sont des formes simples qui se répondent : Les Canots (2015) de Matthieu Cossé, le Soir sur la mer (1909) d’Édouard Vuillard et deux dessins de Georges Tony Stoll, qui tous semblent avoir été rapidement esquissés sur le papier.

Les Anémones sauvages est à voir à la Sellerie jusqu’au 19 septembre du mardi au samedi de 14h à 18h (fermeture le 14 juillet – ouverture à l’occasion des Journées du patrimoine le dimanche 19 septembre) – Entrée libre

Matsuoka Yu, Sans titre (extrait de Carnet de voyage), 2004-2005

 

Exposition imaginée et conçue par l’équipe des Musées d’Aurillac avec le soutien financier de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Les Anémones sauvages
Collection de dessins de Jean-Claude Sergues et Bob Wilkinson

La Sellerie
Jardin des Carmes
35 rue des Carmes – Aurillac
24 juin – 19 septembre 2021

Trait artistique

Trait artistique

Pour leurs expositions temporaires programmées en 2021, les Musées d’Aurillac partagent une même thématique : le trait. Cette ligne tracée sur une surface dont le geste semble unique et simple, mais qui pourtant recèle des intentions, des procédés et des objectifs multiples.

Les collections d’arts graphiques du Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac comportent de nombreuses œuvres dessinées sur papier rarement montrées en raison de leur fragilité. Elles sont riches de nombreux dessins de maîtres, tels Ingres, Delacroix ou encore Corot.
La constitution de cet ensemble procède tant de l’amitié des artistes et des conservateurs (dessins académiques d’Eloy Chapsal), de la générosité des donateurs (legs Henri Mondor) ou encore d’opportunités d’acquisitions (fonds Lecomte du Nouÿ).

Au-delà du degré d’achèvement des dessins et de toutes les techniques présentées, l’accrochage propose de découvrir les aspects essentiels de cet art et de son rôle dans le processus créatif de l’artiste, mais aussi d’observer la variété des techniques du dessin (mine de plomb, fusain, sanguine, rehauts d’aquarelle…) et surtout d’admirer ces œuvres pour elles-mêmes.

« Trait artistique » est accessible avec le billet d’entrée des musées, aux horaires d’ouverture de ceux-ci.

Pour la période estivale, jusqu’au 17 septembre : du dimanche au vendredi de 11h à 18h (fermeture hebdomadaire le samedi)

 

Exposition imaginée et conçue par l’équipe des Musées d’Aurillac avec le soutien financier de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône-Alpes.

Trait scientifique

 

Pour leurs expositions temporaires programmées en 2021, les Musées d’Aurillac partagent une même thématique : le trait. Cette ligne tracée sur une surface dont le geste semble unique et simple, mais qui pourtant recèle des intentions, des procédés et des objectifs multiples.

Appliqué à l’histoire naturelle et humaine, le dessin permet de mieux comprendre et interpréter le monde du vivant. Scientifique, il cherche à représenter le plus exactement possible, par le biais de techniques graphiques, les organismes vivants ou le monde minéral ; naturaliste, il concentre en une même représentation une approche tant scientifique qu’esthétique, mettant en scène les relations de la faune, de la flore au sein de leur environnement.

L’exposition invite à une déambulation entre des îlots thématiques associant planches illustrées de paléontologie, de zoologie, de botanique et d’archéologie à des spécimens naturalisés, des coquillages, des minéraux ou encore des herbiers.

 

« Trait scientifique » est accessible avec le billet d’entrée des musées, aux horaires d’ouverture de ceux-ci.

Pour la période estivale, jusqu’au 17 septembre : du dimanche au vendredi de 11h à 18h (fermeture hebdomadaire le samedi)

 

Exposition imaginée et conçue par l’équipe des Musées d’Aurillac avec le soutien financier de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Auvergne-Rhône-Alpes.

 

Exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur

Exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur

L’exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur propose de retracer l’histoire des prémices de la reconnaissance culturelle et institutionnelle de la photographie couleur, à partir de la fin des années 1970 jusqu’à son assimilation et généralisation durant les années 1980. Ce projet explore cette période brève et mal connue de l’histoire de la photographie, quand la photographie artistique en couleurs accède aux murs des musées et galeries auparavant réservés au noir et blanc.

Cette exposition permet de saisir le moment de l’apparition de la photographie artistique en couleurs dans les murs des musées (que l’on fait généralement débuter en 1976 avec les expositions de William Eggleston et de Stephen Shore au MoMA à New York) et tâche surtout de montrer que cette histoire de la couleur n’est pas exclusivement américaine. En effet, exactement dans les mêmes années, des photographes français, italiens, britanniques et japonais commencent à explorer la couleur et exposent en Europe comme aux États-Unis. Composée pour moitié de tirages issus des collections du musée, l’exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur est l’occasion pour le public de découvrir les pièces majeures de la collection photographique du Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac, pour certaines inédites, aux côtés d’œuvres de grandes collections régionales et nationales.

Le Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac a en effet constitué une collection de tirages photographiques contemporains à partir de 1983, faisant volontairement de la couleur son axe principal d’acquisition. Les années 1980 ont été une période dynamique pour le musée, qui réunit en quelques années des œuvres de photographes désormais considérés comme majeurs et souvent peu représentés dans les collections publiques françaises. Ces tirages ayant été peu montrés par la suite, cette exposition s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des collections photographiques contemporaines du musée.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

Elle circulera ensuite au Musée de La Roche-sur-Yon du 5 mars au 14 mai 2022 et au Château de Tours du 23 juin au 25 septembre 2022.

Liste des photographes exposés :

James Barnor – John Batho – Agnès Bonnot – Daniel Boudinet – Jean-Marc Bustamante – Harry Callahan – William Eggleston – Gilbert Fastenaekens – Bernard Faucon – Franco Fontana – Gisèle Freund – Jean-Louis Garnell – Luigi Ghirri – Marc Gibert – Françoise Gimenez – Nan Goldin – Dan Graham – Paul Graham – Harry Gruyaert – Guido Guidi – Andreas Gursky – Ernst Haas – François Hers – Pascal Kern – Elizabeth Kitchen – William Klein – Saul Leiter – Helen Levitt – Dolorès Marat – Pierre Mercier – Joel Meyerowitz – Richard Misrach – Peter Mitchell – Arthur Ollman – Jean-Pierre Parmentier – Martin Parr – John Pfahl – Bernard Plossu – Eliot Porter – Thomas Ruff – Alain Sabatier – Alfred Seiland – Stephen Shore – Raghubir Singh – Sandy Skoglund – Joel Sternfeld – Kirk Tougas – Jeff Wall

Le catalogue de l’exposition est publié aux éditions Liénart.

27 x 23 cm, 280 pages, 220 illustrations, 29 €

ISBN : 978-2-35906-346-2

Crédits photographiques : © Matthieu Dussol

Two Works – Exposition Daniel Gustav Cramer

Two Works – Exposition Daniel Gustav Cramer

Pour sa réouverture au public, l’espace d’exposition de La Sellerie accueille l’artiste allemand Daniel Gustav Cramer qui y présente une série d’images inédites. Avec le paysage comme point de départ, ses œuvres prennent la forme de micro-récits apparemment anodins, dont le sens se révèle progressivement dans la succession des images. L’artiste propose à Aurillac une installation spécifiquement conçue pour le lieu, formant une seule et même histoire. Celle-ci prend place dans un paysage photographié au Japon, composé d’une rivière de montagne, d’une plage de galets et de quelques rochers. Une légère brume flotte au-dessus de l’eau. Puis le brouillard s’intensifie dans les photographies jusqu’à recouvrir peu à peu la rivière et les personnages qui s’y baignent. Un parfum de mystère plane sur les images. Rien n’y est explicite et chacun devra assembler les morceaux de l’histoire pour qu’elle apparaisse dans sa forme complète.

Une publication reprenant toutes ces photographies sera éditée à l’occasion de l’exposition. Les précédentes publications de l’artiste seront aussi proposées à la consultation pour les visiteurs.

Two Works – à la sellerie du 18 septembre au 31 octobre

Biographie Daniel Gustav Cramer

Daniel Gustav Cramer (né en 1975 à Unterfeldhaus, Allemagne) est diplômé du Royal College of Art de Londres. Ses œuvres ont été montrées au sein de nombreuses expositions personnelles, notamment à la Kunsthaus Glarus (Suisse), au CAC Vilnius (Lituanie), à SALTS (Suisse), à la Kunsthalle à Mulhouse, à la Kunstsaele Berlin (Allemagne), à la Kunsthalle Lissabon (Portugal), la Kunstverein Nürnberg (Allemagne) et au tongewölbe t25 (Allemagne). Il a également participé à de multiples expositions collectives, organisées à la dOCUMENtA(13) à Kassel, Artists Space à New York, Cura à Rome, NMNM à Monaco, le Palais de Tokyo à Paris, Witte de With à Rotterdam, l’IAC à Villeurbanne, le Mudam à Luxembourg, Nomas Foundation à Rome, la Renaissance Society à Chicago, ou encore au Museo Coleçao Berardo à Lisbonne. Il a auto-édité des livres, collaboré avec plusieurs éditeurs et est actuellement l’auteur de 45 titres. Depuis 2008, il collabore avec Haris Epaminonda au projet « The Infinite Library », qui se déploie sous forme de livres en constante évolution.