Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00
Exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur

Exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur

L’exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur propose de retracer l’histoire des prémices de la reconnaissance culturelle et institutionnelle de la photographie couleur, à partir de la fin des années 1970 jusqu’à son assimilation et généralisation durant les années 1980. Ce projet explore cette période brève et mal connue de l’histoire de la photographie, quand la photographie artistique en couleurs accède aux murs des musées et galeries auparavant réservés au noir et blanc.

Cette exposition permet de saisir le moment de l’apparition de la photographie artistique en couleurs dans les murs des musées (que l’on fait généralement débuter en 1976 avec les expositions de William Eggleston et de Stephen Shore au MoMA à New York) et tâche surtout de montrer que cette histoire de la couleur n’est pas exclusivement américaine. En effet, exactement dans les mêmes années, des photographes français, italiens, britanniques et japonais commencent à explorer la couleur et exposent en Europe comme aux États-Unis. Composée pour moitié de tirages issus des collections du musée, l’exposition 1976-1986, une décennie de photographie couleur est l’occasion pour le public de découvrir les pièces majeures de la collection photographique du Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac, pour certaines inédites, aux côtés d’œuvres de grandes collections régionales et nationales.

Le Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac a en effet constitué une collection de tirages photographiques contemporains à partir de 1983, faisant volontairement de la couleur son axe principal d’acquisition. Les années 1980 ont été une période dynamique pour le musée, qui réunit en quelques années des œuvres de photographes désormais considérés comme majeurs et souvent peu représentés dans les collections publiques françaises. Ces tirages ayant été peu montrés par la suite, cette exposition s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des collections photographiques contemporaines du musée.

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture. Elle bénéficie à ce titre d’un soutien financier exceptionnel de l’État.

Elle circulera ensuite au Musée de La Roche-sur-Yon du 5 mars au 14 mai 2022 et au Château de Tours du 23 juin au 25 septembre 2022.

Liste des photographes exposés :

James Barnor – John Batho – Agnès Bonnot – Daniel Boudinet – Jean-Marc Bustamante – Harry Callahan – William Eggleston – Gilbert Fastenaekens – Bernard Faucon – Franco Fontana – Gisèle Freund – Jean-Louis Garnell – Luigi Ghirri – Marc Gibert – Françoise Gimenez – Nan Goldin – Dan Graham – Paul Graham – Harry Gruyaert – Guido Guidi – Andreas Gursky – Ernst Haas – François Hers – Pascal Kern – Elizabeth Kitchen – William Klein – Saul Leiter – Helen Levitt – Dolorès Marat – Pierre Mercier – Joel Meyerowitz – Richard Misrach – Peter Mitchell – Arthur Ollman – Jean-Pierre Parmentier – Martin Parr – John Pfahl – Bernard Plossu – Eliot Porter – Thomas Ruff – Alain Sabatier – Alfred Seiland – Stephen Shore – Raghubir Singh – Sandy Skoglund – Joel Sternfeld – Kirk Tougas – Jeff Wall

Le catalogue de l’exposition est publié aux éditions Liénart.

27 x 23 cm, 280 pages, 220 illustrations, 29 €

ISBN : 978-2-35906-346-2

Crédits photographiques : © Matthieu Dussol

Two Works – Exposition Daniel Gustav Cramer

Two Works – Exposition Daniel Gustav Cramer

Pour sa réouverture au public, l’espace d’exposition de La Sellerie accueille l’artiste allemand Daniel Gustav Cramer qui y présente une série d’images inédites. Avec le paysage comme point de départ, ses œuvres prennent la forme de micro-récits apparemment anodins, dont le sens se révèle progressivement dans la succession des images. L’artiste propose à Aurillac une installation spécifiquement conçue pour le lieu, formant une seule et même histoire. Celle-ci prend place dans un paysage photographié au Japon, composé d’une rivière de montagne, d’une plage de galets et de quelques rochers. Une légère brume flotte au-dessus de l’eau. Puis le brouillard s’intensifie dans les photographies jusqu’à recouvrir peu à peu la rivière et les personnages qui s’y baignent. Un parfum de mystère plane sur les images. Rien n’y est explicite et chacun devra assembler les morceaux de l’histoire pour qu’elle apparaisse dans sa forme complète.

Une publication reprenant toutes ces photographies sera éditée à l’occasion de l’exposition. Les précédentes publications de l’artiste seront aussi proposées à la consultation pour les visiteurs.

Two Works – à la sellerie du 18 septembre au 31 octobre

Biographie Daniel Gustav Cramer

Daniel Gustav Cramer (né en 1975 à Unterfeldhaus, Allemagne) est diplômé du Royal College of Art de Londres. Ses œuvres ont été montrées au sein de nombreuses expositions personnelles, notamment à la Kunsthaus Glarus (Suisse), au CAC Vilnius (Lituanie), à SALTS (Suisse), à la Kunsthalle à Mulhouse, à la Kunstsaele Berlin (Allemagne), à la Kunsthalle Lissabon (Portugal), la Kunstverein Nürnberg (Allemagne) et au tongewölbe t25 (Allemagne). Il a également participé à de multiples expositions collectives, organisées à la dOCUMENtA(13) à Kassel, Artists Space à New York, Cura à Rome, NMNM à Monaco, le Palais de Tokyo à Paris, Witte de With à Rotterdam, l’IAC à Villeurbanne, le Mudam à Luxembourg, Nomas Foundation à Rome, la Renaissance Society à Chicago, ou encore au Museo Coleçao Berardo à Lisbonne. Il a auto-édité des livres, collaboré avec plusieurs éditeurs et est actuellement l’auteur de 45 titres. Depuis 2008, il collabore avec Haris Epaminonda au projet « The Infinite Library », qui se déploie sous forme de livres en constante évolution.

Et au milieu coule une rivière

L’exposition Et au milieu coule une rivière présente un ensemble en grande partie inédit de photographies issues des collections du Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac. Depuis 1984, le musée a en effet entrepris de constituer une collection de photographies contemporaines, à une époque où le médium photographique était encore mal représenté dans les collections publiques. Au fil des années, des achats et des dons, la collection s’est progressivement diversifiée et compte actuellement 800 œuvres, ce qui en fait l’une des plus importantes collections publiques de photographies contemporaines en France.

La sélection de quatre-vingts œuvres exposées inclut les grands noms de la photographie couleur des années 1970 et 1980, des artistes explorant les frontières parfois poreuses entre photographie et peinture, des photographes déclinant leur travail autour de mises en scène plus ou moins fictionnelles. Comme on s’en aperçoit en passant en revue la collection, celle-ci a très tôt accueilli à parts égales les expérimentations poétiques ou plastiques autant que des approches plus documentaires.

En complément de cette présentation, la seconde salle des Écuries accueille le film HUNT (2018) de Julie Chaffort, projeté en continu pendant la durée de l’exposition. À l’instar des précédents films de Julie Chaffort, HUNT est constitué de plans-séquences, cette fois tournés dans les paysages grandioses du domaine d’Abbadia, à Hendaye, avec des jeunes en situation de rupture. Alors que les plans s’enchaînent, s’anime à l’écran une succession de portraits tantôt calmes, tantôt énervés, à la mesure des paysages paisibles ou agités qui les entourent. Sous la pluie, sur le sable humide d’une plage, les pieds dans la neige ou bien dans la boue, on ne distingue plus ce qui est spontané de ce qui est joué, ce qui est prévu de ce qui ne l’est pas, la réalité de la fiction.

Artistes présentés 

Claude Batho, John Batho, Stanley Bowman, Daniel Brandely, Denis Brihat, Julie Chaffort, Allan Chasanoff, Maarten Chris, Bernard Descamps, Patrick Dolique, Tom Drahos, William Eggleston, Bernard Faucon, Anne-Marie Filaire, Alain Fleischer, Shadi Ghadirian, Françoise Gimenez, Paolo Gioli, Thierry Girard, Rip Hopkins, Marc Jourdan, Pascal Kern, Ouka Leele, Marc Le Mené, Helen Levitt, NILS-UDO, Édith Roux, Ernestine Ruben, Jan Saudek, Joel Sternfeld, Vera Székely, Felice Varini, Joel-Peter Witkin

Paysages cantaliens, regards croisés

Paysages cantaliens, regards croisés

L’exposition Paysages cantaliens, regards croisés, met en lumière les paysages cantaliens vus par les artistes et les naturalistes de la fin du 18e siècle au début du 20e siècle.

Cette exposition prend appui sur les recherches développées par Pascale Moulier, pour son ouvrage Le Cantal vu par les artistes au 19e siècle, paru en 2018 aux éditions de la Flandonnière et dans lequel étaient notamment mises en valeur les collections du Musée d’art et d’archéologie. Ce propos initial a été élargi pour prendre en compte les spécificités amenés par les naturalistes qui, depuis la première moitié du 19e siècle, ont également porté leur regard, plus scientifique, sur les paysages cantaliens. L’exposition invite ainsi à découvrir comment les regards portés sur un même paysage peuvent être différents en fonction de la formation, du point de vue et du but de l’auteur, mais aussi comment il peuvent, en se croisant, s’enrichir.

Affiche de la Compagnie Paris Orléans, Le Lioran

Le Cantal n’a pas fait l’objet de représentations artistiques avant la toute fin du 18e siècle. Les premières représentations sont le fait de voyageurs naturalistes à la recherche d’affleurements significatifs, d’éléments géologiques particulièrement visibles dans un paysage cantalien beaucoup moins boisé qu’aujourd’hui. Pratiquant les sciences naturelles, ils parcourent le territoire à la recherche de curiosités géologiques, botaniques ou archéologiques et rapportent des carnets de dessins de leurs expéditions. Ils sont suivis de près par les artistes, peintres et dessinateurs, en quête de motifs pittoresques, comme les ruines de châteaux, les chaumières biscornues ou les rochers aux formes étranges. C’est par le regard de ces artistes extérieurs qu’il est possible de découvrir à quoi ressemblait la Haute-Auvergne au 19e siècle, tant avec l’invention de la lithographie et la popularisation des albums de voyages que par la présence de plusieurs figures nationales, tels Étienne-Jean Delécluze, Jules Laurens, Théodore Rousseau ou encore Rosa et Auguste Bonheur, qui sont venus voir et dessiner ces paysages. Par la suite, le développement du chemin de fer dans la seconde moitié du 19e siècle s’accompagnera de celui des guides touristiques illustrés de dessins ou de photographies. Les progrès techniques et le matériel plus léger permettent désormais de photographier en extérieur. Les clichés, qu’ils soient scientifiques ou à des fins touristiques, montrent des paysages de montagne, les formations géologiques du Cantal, ainsi que différents points de vue, alors totalement inédits, pris depuis les hauteurs.

Albums de voyage, carnets de terrain, études peintes d’après nature, autochromes, dessins scientifiques, huiles sur toile, guides naturalistes et guides touristiques, clichés sur plaque de verre, estampes représentent une centaine d’œuvres et documents présentés dans les deux parties de l’exposition qui se décline dans les salles du Musée d’art et d’archéologie et du Muséum des volcans.

Carnets de JB Rames exposés au Muséum des volcans

Prêts :  Archives départementales du Cantal, Médiathèque du Bassin d’Aurillac, Société Française de Photographie, Bibliothèque du Patrimoine de Clermont-Ferrand, Musée de la Haute-Auvergne (Saint-Flour), Musée d’art Roger-Quilliot (Clermont-Ferrand), FRAC Bretagne.

L’exposition au Muséum des volcans

L’exposition au Musée d’art et d’archéologie

 

Autour de l’exposition

Sur les pas de Marcellin Boule et Louis Farges, auteurs du « Guide du Touriste, du Naturaliste et de l’Archéologue » (1898)

Dans le cadre de l’exposition « Paysages cantaliens, regards croisés » , les musées d’Aurillac vous proposent de partir à la découverte des paysages et milieux naturels cantaliens.

Éveillez votre curiosité et faîtes le plein de sensations en retrouvant chaque semaine une proposition de balade naturaliste à travers le massif du Cantal. … (voir Agenda)

Mercredi 5 août : L’Elancèze

Mercredi 12 août : Le Pas de Cère

Mercredi 19 août : Aurillac

Mercredi 26 août : Le Plomb du Cantal

Mercredi 2 septembre : La Cascade de Faillitoux

Mercredi 9 septembre : Le Lioran et Font d’Alagnon

Mercredi 16 septembre : Les sources de la Jordanne

Mercredi 23 septembre : Le Puy Courny

 

Raviver les caractères

Raviver les caractères

Exposition « Raviver les caractères »
par les élèves de BTS textile du lycée de la communication de Saint-Géraud
Du 10 février au 6 mars 2020 au Musée d’art et d’archéologie et au Muséum des volcans

Depuis plusieurs années, les étudiants du lycée de la communication St Géraud en classe de BTS Design de Mode Textile élisent domicile au musée le temps d’une exposition. Toujours le même principe, une carte blanche donnée aux étudiants qui revisitent, bousculent, interrogent une collection en y associant leurs créations contemporaines.Dans cette nouvelle présentation de « Caractères », photo-montages, expérimentations plastiques, installations viennent côtoyer les clichés réalisés par la famille Parry au Musée d’art et d’archéologie et au Muséum des volcans. Un regard moderne sur ces portraits d’antan que les étudiants se sont amusés à animer, colorier, personnaliser, numériser, texturer.  En un mot : raviver !

Les rendez-vous à ne pas manquer autour de cette exposition
Visite de l’exposition en compagnie des étudiants le dimanche 1er mars à 15h30 au Musée d’art et d’archéologie
Stages-vacances « photo-textile » pour les enfants pendant les vacances d’hiver

Berlin/Trizac : La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud

Berlin/Trizac : La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud

La vie chaotique d’un journaliste de renom, cantalien de naissance et d’une pianiste Hongroise dans le Berlin de l’avant-guerre, témoins de l’apogée du nazisme avant de contribuer à sa chute. C’est leur fils, Pierre Jouve, journaliste lui aussi mais également écrivain, peintre, photographe et réalisateur de télévision qui conte cette histoire dramatique, qui troubla son enfance, à l’occasion d’une création présentée aux Ecuries des Carmes jusqu’au 15 septembre.

Est-ce une nouvelle quête de la réalité que nous présente Pierre Jouve, ancien élève d’Emile Duclaux, en cet été 2019 ? Dans ses écrits, ses portraits, ses enquêtes, ses photographies, ses toiles, l’auteur et artiste montre la réalité des choses et moins les apparences. Dans ses portraits de François Mitterrand à Jacques Chirac, dans ses enquêtes sur et autour du monde carcéral et de la Brigade criminelle, dans les photographies réalisées dans les rues de Paris « Marianne brisée », exposées en France et en Allemagne cette volonté de faire éclater la réalité est là, bien présente.
Oui, sans aucun doute, cette création de Pierre Jouve est aussi la recherche d’une vérité, bien plus proche et plus intime que celles évoquées plus haut. Elle témoigne de ses origines, des doutes qui entourent sa naissance, dans un monde qui a sombré dans la tourmente. Elle relate le drame que lui dissimulèrent ses parents et plus particulièrement celui de sa mère, enlevée, torturée, violée par des agents vichystes, ce qui la fera tomber dans une semi-folie. Tout au long de son existence, l’auteur fut victime des fantasmes, des fantômes, nourris par ces drames. Aujourd’hui, Pierre Jouve a décidé de nous les montrer, de les rendre public au cœur même du Cantal qui joue un rôle si central dans cette histoire.

Questions à Pierre Jouve :

Vos écrits, en particulier vos portraits et vos enquêtes, mais aussi vos photos montrent une quête incessante de la réalité. Est-ce que l’on peut dire que cette volonté trouve son origine dans votre enfance, dans ce sentiment que vous appelez « indistinction », véritable incertitude d’être réellement vivant?

– Ma génération, née en pleine guerre mondiale, s’interroge toujours sur une double interrogation : pourquoi avoir été conçu dans une telle époque ravagée ? Quel hasard a fait que je survive à tant de morts ? Les quelques poupées que je recrée par la photographie représentent ces derniers : elles ont l’air vivantes, elles sont mortes, nous suivent, nous les survivants. C’est effectivement ce que je dénomme l’Indistinction. Un sentiment qui se perpétue encore.

Cette enfance, vos interrogations, les « fantômes de votre comédie humaine », vous les mettez en scène cet été à Aurillac sous le titre « Berlin/Trizac, La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud ». Cette création est-elle le résultat de votre quête, un moyen de vivre avec les questions qui vous tourmentent et était-il important pour vous de les montrer dans le Cantal, un département qui fait aussi partie de votre enfance?

– J’ai eu la chance inouïe d’être l’enfant accidentel de deux personnalités extraordinaires, un cantalien pur souche, Géraud, issue de la grande misère paysanne, et d’une pianiste hongroise d’origine juive, qui choisirent la Résistance, après leur séjour mystérieux à Berlin, au sein même du régime nazi. D’où ma sensation duale d’être né aussi bien à Trizac qu’à Berlin. D’un côté ces terres fastueuses, de l’autre la capitale du mal. Dualité d’origine, dont l’une porte la menace concrète ou imaginaire. A Berlin, j’ai recherché des ombres, à Aurillac, je recherche aussi mes anciens copains du Lycée Emile Duclaux.

 

ECURIES DES CARMES – Du mardi au samedi de 14h à 18h – Gratuit

 

A l’occasion du Festival 2019, Emilie Girault présente

« Berlinesque 2019 », une performance en dialogue avec l’exposition de PIERRE JOUVE 

Dans son exposition Pierre Jouve écrit : « En 1933, mon père abandonne une actrice berlinoise juive pour ma mère. Mon père traîna jusqu’à sa mort, en 1991, le remord profond de ne pas s’être inquiété du devenir de cette jeune femme »…
Qu’est devenue cette actrice? A-t-elle survécu, a-t-elle été déportée, détenue, tuée ? Et avant même la grande histoire, a-t-elle souffert de cette séparation, espérait-elle le revoir, pensait-elle souvent à lui ou s’était-elle consolée dans les bras d’un autre homme? Dans ses oeuvres, Pierre Jouve imagine les possibles réponses à ces questions, spéculant sur l’identité de cette amante et son devenir.

Pendant le Festival d’Aurillac, il s’agit de faire revivre cette femme, Sonia, au sortir de cette fameuse séparation, imaginant une situation poétique et romantique contrastant avec la violence de ce que deviendra le monde à partir de 1939. Éperdument amoureuse, l’actrice attend le retour de son amour, elle relit ses lettres, tente d’en écrire une qui le retienne, le cherche parmi le public du festival et les visiteurs de l’exposition, se remaquille dès qu’elle croit l’apercevoir, attend, rêve, désespère, puis se maquille de nouveau pleine d’espoir.

La loge de l’actrice devient peu à peu sa prison, l’enfermement un poids… le temps passe et les fleurs se fanent, les fruits perdent de leur fraîcheur, tout comme notre actrice dont le maquillage tourne petit à petit au grotesque.

Du 21 au 24 août aux Ecuries – Gratuit

© Dessin préparatoire Emilie Girault