Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00
Caractères

Caractères

Caractères etc…

L’exposition « Caractères » s‘achève le 5 janvier prochain. Il est encore temps de voir ou revoir cette exposition passionnante consacrée aux portraits réalisés par trois générations de photographes de la même famille : les Parry. Mais l’exposition « Caractères » survivra à cette fermeture. Explications…

Au delà de la date de fermeture de l’exposition, « Caractères » va trouver des prolongements :

Ce sera le cas du 10 février au 6 mars prochain au Musée d’art et d’archéologie mais aussi au Muséum des volcans avec la présentation d’un travail réalisé par les étudiants en BTS Textile du Lycée Saint Géraud. Cette revisite donnera aux étudiants l’occasion de dévoiler leur vision du portrait.

Par ailleurs, une sélection des photos présentées ces derniers mois va également se transformer en une exposition itinérante. Une deuxième vie « hors les murs «  qui devrait ravir en particulier les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées…

L’exposition

Cette année l’exposition temporaire des musées d’Aurillac propose de (re)découvrir de nombreux portraits saisis par les trois générations de la famille Parry, installée à Aurillac entre 1885 et 1971 et dont le fonds d’atelier est conservé au musée d’art et d’archéologie depuis 1989.
Le portrait photographique tient une place primordiale en photographie depuis l’invention de ce médium. L’exposition conçue par les Musées d’Aurillac propose aux visiteurs de découvrir ce genre et de s’interroger sur ce qui se cache derrière le cortège de visages fixés par l’objectif du photographe. Ces portraits, miroirs d’individualités, participent en effet à l’expression d’une société et de son époque ; ils en révèlent les évolutions comme les particularités et les similitudes. Ils la caractérisent..

                                 

 

 

 

 

 

 

Les photographies sont présentées de manière chronologique, des premières années d’existence de l’atelier (1885) au musée d’art et d’archéologie aux dernières années de production (1970) au muséum des volcans. Une signalétique par année permet au visiteur de descendre ou de remonter le temps suivant l’établissement qu’il parcourt en premier.

Le propos d’exposition
Les tirages d’exposition sont réalisés d’après les clichés datés de l’atelier photographique fondé par la famille Parry. Ce fonds d’atelier, acquis en 1989 par la ville d’Aurillac, regroupe la production de trois générations de photographes d’une même famille exerçant dans la même ville pendant plus de 85 ans – entre 1885 et 1970 – (Léger Parry 1856-1921, son fils Émile 1888-1940, et son petit-fils Pierre 1920-1997). Malgré le caractère conventionnel et répétitif de ces clichés, comparables à ceux d’un bon nombre d’ateliers, le fonds photographique Parry livre au travers de portraits individuels ou collectifs un album au fort intérêt local mais qui illustre également l’évolution de la pratique photographique ainsi que le rapport de l’individu à son image.

La sélection, réalisée sur toute la période d’activité de la famille Parry, permet d’aborder le genre du portrait, sa typologie, son évolution ou encore sa fonction sociale. Au total, l’exposition dévoile 1 % de ce fonds, soit près de 520 tirages sur les 52 000 conservés.

 

 

 

 

 

Espaces d’expérimentation
Au sein des salles d’exposition deux espaces d’expérimentation vous donneront également l’occasion de découvrir tout sur la thématique du portrait et sur la détermination des caractères identitaires et enfin, comprendre en quoi la photographie peut permettre tout autant l’expression artistique que la recherche scientifique.

L’atelier du photographe
Installé au musée d’art et d’archéologie cet espace complémentaire permet de présenter de nombreux objets de collection et témoignages concernant le fonds photographique Parry.
Le matériel d’atelier acquis en 1989, plusieurs fois exposé, est complété par les derniers objets acquis en 2014 avec notamment la grande chambre noire utilisée à la fondation de l’entreprise familiale. Afin d’illustrer le quotidien d’un atelier de photographie ainsi que le métier de photographe et ses évolutions, sont également présentés les différents types de négatifs, les petites fournitures ou encore la chimie nécessaire pour le tirage des clichés. Une zone explique également les procédés actuels de conservation et de reconditionnement, mais aussi de valorisation et de numérisation grâce à la création de la bibliothèque numérique de la ville d’Aurillac. Elle détaille le travail de conditionnement et d’étude des structures muséales accompli par les équipes quotidiennement dans l’intimité des réserves. Il s’agit en effet dans cet espace, d’expliquer au public les missions des musées sur les questions d’enrichissement des fonds muséaux mais aussi celles touchant à leur gestion, leur conservation et leur valorisation.

La famille Parry

C’est en 1880 que Léger Parry (1856-1921) s’installe au 39 de l’avenue de la gare (aujourd’hui avenue de la République). Il photographiera nos aïeux pendant de nombreuses années, suivi par son fils Émile (1888-1940) à la fin de la Grande Guerre puis par son petit fils Pierre (1920-1997). L’atelier est situé au dernier étage de l’immeuble, sous une verrière qui laisse entrer la lumière du jour. C’est dans cet atelier, reconstitué pour les besoins de l’exposition, que seront réalisés des milliers de portraits.

Images du vernissage : le 5 avril 2019

 

DOUBLE JEU

Double jeu aux Ecuries jusqu’au 3 novembre

L’exposition Double Jeu présente une sélection de plus de cinquante oeuvres de la collection du FRAC Auvergne (Fonds Régional d’Art Contemporain) réalisées par une vingtaine d’artistes. Les oeuvres réunies pour le Musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac occupent les deux vastes salles symétriques des Écuries, renforçant cette disposition par un « double jeu », chaque salle étant elle-même scénographiée de manière symétrique.
Le double jeu dont il est question dans le titre de cette exposition est aussi – et surtout – celui du regard que nous portons sur les oeuvres, celui de l’ambiguïté du sens toujours présente lorsqu’il s’agit de lire une œuvre d’art, d’en produire une interprétation. Comment interpréter l’étrangeté des œuvres de David Lynch présent dans cette exposition avec quatre gravures, art du 18e siècle ici employé par l’un des maîtres incontestés du cinéma pour livrer une autre dimension
de son univers si singulier ?
Comment lire de manière univoque la danse sublimement filmée par Clément Cogitore, inspirée du hip-hop et du krump mais exécutée sur un air du 18e siècle par des danseurs plongés dans un état proche de la catharsis chamanique ?
Comment lire cet autre film réalisé par Cyprien Gaillard dans lequel s’affrontent deux bandes de hooligans au milieu d’une cité de la banlieue de Saint-Pétersbourg dans un tumulte évoquant les grandes batailles de la peinture d’histoire ?
Ce que montrent les oeuvres réunies dans cette exposition est la permanence de formes anciennes, de citations, de références au passé qui, depuis toujours, ont constitué le terreau de l’acte de création car, en définitive, le « double jeu » est toujours celui de l’art actuel confronté à son incessant dialogue avec celui du passé.

Jean-Charles Vergne
Directeur du FRAC Auvergne

ATTENTION : A l’occasion de la dernière semaine d’exposition, les Ecuries des Carmes seront ouvertes du mardi 30 octobre au samedi 3 novembre de 14h à 17h. Elles seront fermées le jeudi 1er novembre.

Figures de l’indicible

La Grande Guerre dans les œuvres de Thérèse Bisch

Au musée d’art et d’archéologie du 8 mars au 30 novembre 2018

Comme en 2014 à l’occasion de l’exposition « La mémoire préservée, une collection privée inédite, 1914-1918 », la Ville d’Aurillac a souhaité s’associer une nouvelle fois aux commémorations du centenaire en présentant une exposition de peintures. Cette dernière présente une trentaine de toiles de Thérèse Bisch, des tableaux et des dessins qui invitent le visiteur à une véritable immersion dans l’univers de la Grande Guerre avec ses « figures de l’indicible »

Les tableaux de Thérèse Bisch évoquent le conflit avec ses représentations de soldats aux visages flous, aux silhouettes évanescentes combattant dans la brume ou la fumée des bombes.

Une mise en scène intimiste dévoile une sorte d’allégorie figurée dans une fresque qui suggère plus qu’elle ne montre les réalités de ce conflit. Et comme le dit son ami Michel Melot « Peindre est une autre façon d’exorciser la guerre. Thérèse Bisch y a trouvé son champ de bataille. »

ATTENTION : cette exposition n’est accessible qu’aux nouveaux horaires d’ouverture des musées.

Image : Les tombes, 2014 – pigments et tempera sur toile marouflée 60 x 118 cm
© C.Septet