Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00
Phonolites 2019

Phonolites 2019

Du 17 au 19 mai 2019
Portraits, Visages, Regards

Les opérateurs culturels du territoire renouvellent, le temps d’un week-end, l’expérience réussie des Phonolites. Comme l’an dernier, ils se mettent au diapason et conjuguent les arts tout au long de ce jeune festival familial et convivial. Les Phonolites 2019, ce sont trois jours autour d’une thématique commune, celle des visages et des regards.
En écho aux portraits de la famille Parry, exposés dans les musées, ces journées invitent le spectateur à trois jours de vibrations, d’oscillations, de mouvements, de sons, d’images, de visages et de portraits dont l’épicentre se situera autour du jardin des carmes le samedi 18.
Pour cette deuxième édition, le Conservatoire de Musique et Danse d’Aurillac, le Musée d’Art et d’Archéologie, le Muséum des volcans, le Théâtre d’Aurillac, La Manufacture, le cinéma Le Cristal, la Médiathèque Communautaire du Bassin d’Aurillac, le Cantal Photo Club et les artistes amateurs et professionnels vous invitent à entrer dans les cadres… et à sortir du cadre !
Au centre de cette édition 2019, le collectif ARFI (Association pour la Recherche d’un Folklore Imaginaire), compagnie Lyonnaise en résidence dans le cadre du dispositif « Échappées Belles » mené par le service de développement culturel du Conseil Départemental du Cantal.

Programme

Vendredi 17 mai

A 20h30 au Théâtre d’Aurillac : « Rivages », un spectacle de la compagnie Wejna créé en 2015. Découvrez cette performance vidéo-chorégraphique conçue, réalisée et interprétée par Clotilde Amprimoz (vidéaste) et Sylvie Pabiot (chorégraphe) à partir de portraits vidéo de personnes en situation provisoire. Ces deux créatrices proposent de vous amener d’une façon poétique dans leurs réflexions sur la place du corps dans la société, à travers quatre rencontres, quatre portraits de visages-paysages.
Tout public – Entrée gratuite – réservation au théâtre au 04 71 45 46 04

Samedi 18 mai

De 10h à 17h, la médiathèque du Bassin d’Aurillac propose cette année encore, à l’occasion des Phonolites, une grande braderie de livres, disques, jeux, etc. Nous vous proposons d’acquérir à tout petits prix des documents « désherbés », retirés des collections. Pourquoi ? Car nous faisons en permanence l’acquisition de nouveaux documents pour offrir, à tous, des collections vivantes, actuelles et attractives… Les opérations de « désherbage » sont réalisées par les médiathécaires à partir de plusieurs critères partagés dans la profession. Ces documents, lorsqu’ils sont en bon état, connaissent une seconde vie : ils font régulièrement l’objet de dons (bibliothèques, écoles, centres sociaux, CCAS, CAF, associations, etc). Mais ce samedi 18 mai, la grande braderie sera ouverte à tous.

Samedi 18 mai : La soirée

A partir de 19h, le temps fort du festival s’empare du musée d’art et d’archéologie et du site des Carmes, à l’occasion de la Nuit des Musées. En première partie de soirée, le public est invité à déambuler des Écuries au musée en passant par l’auditorium pour découvrir la restitution du travail mené par trois ensembles d’élèves du conservatoire avec l’Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire* :
– L’orchestre d’Harmonie à l’auditorium Maurice Ravel improvisera en réagissant aux images projetées issues du fonds photographique du musée sur la thématique du portrait.
– Les ateliers de chant choral, dans l’écrin composé des photographies de Pierre Soissons consacrées aux paysages cantaliens dans une salle des Écuries, réinterprétera des chants issus du répertoire traditionnel auvergnat .
– L’orchestre à cordes se produira dans la deuxième salle des Écuries, avec en toile de fond une série des célèbres portraits des studios Harcourt.
– Des élèves du conservatoire investiront également le musée pour proposer des surprises musicales en lien avec les portraits de l’exposition « Caractères » mais aussi ceux plus académiques des collections de peinture. Les visiteurs seront conduits par des guides à la rencontre de tous ces portraits qui prendront vie sous leurs yeux.

Dans le musée, les visiteurs auront également la possibilité de se faire tirer le portrait chez Parry, dans l’atelier reconstitué du photographe aurillacois, et de découvrir les autoportraits créés par la classe de terminale CGEA du lycée Georges Pompidou dans le cadre du dispositif « La classe, l’œuvre ».
A la Sellerie, ce sont d’autres visages qui se donneront à voir sous l’objectif de François Nolorgues**.
Place des Carmes, les élèves de La Manufacture sous la direction du collectif A/R présenteront « Mouvement de terrain », pièce réalisée dans le cadre de la convention « Cantal Terre chorégraphique » liant le département , la Manufacture et le théâtre d’Aurillac avec le soutien de la DRAC Auvergne Rhône Alpes. Cette pièce sera également donnée l’après-midi à Ytrac (14h près du dojo) et dans le quartier de Marmiers à Aurillac (16h30).

De 19h à 20h30 : atelier enfant « Portraits en tout genre » (sans réservation en continu)
A 20h30, 21h30 et 22h30 : visite guidée « tableaux vivants » (réservation à l’accueil du festival le soir même au jardin des Carmes, nombre de personnes limité)

A 22h30, le public sera invité à plonger dans la marmite infernale de l’ARFI qui proposera un concert surprenant dans le jardin des Carmes mis en lumière. La Marmite Infernale, grand orchestre de l’ARFI, existe depuis la création du collectif en 1977 et concocte des musiques de déduction sur four à induction. L’orchestre change parfois de composantes, cuisine des airs qui s’assaisonnent au fil des envies. Dans la suite de ses premiers bouillonnements, la Marmite ne cesse d’inventer de nouvelles tambouilles, du free jazz, des musiques improvisées, des relectures de morceaux traditionnels, et tant d’autres… Cela donne des saveurs très diverses, mais la caractéristique commune de ces plats est d’être sciemment épicés. La Marmite Infernale goûte à toutes les expériences, du ciné-concert au spectacle mis en scène, jusqu’à mijoter un opéra digne d’une série B de science-fiction : « Les Plutériens ».
Pour la première fois à Aurillac, la Marmite Infernale vous fera découvrir une musique originale, diverse, pleine de richesses et de surprises, … il s’agira de ne pas en perdre une bouchée.
Tout public – Entrée gratuite

ATTENTION : En raison des mauvaises conditions météo annoncées, le spectacle de la Marmite Infernale aura lieu au théâtre à 22h30

Dimanche 19 mai

Rendez-vous à midi place d’Aurinques pour déambuler avec les Artistes de l’instant présent jusqu’au parc du château Saint-Étienne. Là, vous êtes invités à partager votre pique-nique tiré du sac, au son de quelques notes de musique.
A partir de 14h, vous pourrez découvrir la seconde partie de l’exposition « Caractères », consacrée aux portraits réalisés par la famille Parry de 1920 à 1971, au muséum des volcans.
Tout public – Entrée gratuite

ATTENTION : En raison des mauvaises conditions météo annoncées, le pique-nique est annulé. Le Muséum des volcans sera ouvert gratuitement de 14h à 18h. 

Tout au long du festival, le cinéma Le Cristal proposera la projection de films explorant à leur façon la thématique « des visages et des regards » :
• « Visages, Villages » d’Agnès Varda qui raconte sa rencontre et son voyage sur les routes de France avec le photographe JR. Séances : vendredi 17 à 19h et samedi 18 à 16h
• « The Greatest Showman » de Michael Gracey avec Hugh Jackman sur la vie de Phineas Taylor Barnum. La projection sera accompagnée d’ateliers participatifs et d’une démonstration de cirque avec l’école de cirque d’Aurillac dans le hall du cinéma tout l’après-midi du 18. Séances : samedi 18 à 13h50 et 18h
• « Manifesto » de Julian Rosefeld, une galerie de portraits de 13 personnages tous interprétés par Cate Blanchett. Séances le dimanche 19 à 11h et 19h
Tarif Art et Essai pour ces 3 films : 5,50€ / 5€ pour les moins de 25 ans.
• Ciné-Yoga avec la projection du film « Debout » de Stéphane Haskell (6 €) suivi d’une séance d’initiation au yoga (10€) : dimanche 19 à 11h.

Une vente d’affiches de films se tiendra le samedi et le dimanche au profit de Cinergie (Association de cinéphiles du Cantal).

Expositions
Plusieurs expositions vont émailler ces journées des « Phonolites ». Les Écuries vont accueillir dans la salle côté rue , une exposition de portraits issus du célèbre studio Harcourt. Dans la salle côté jardin, c’est le photographe cantalien Pierre Soissons qui présentera quelques-unes de ses prises de vues. Enfin, la Sellerie présentera « Passages », des portraits réalisés avec les jeunes du collectif d’Habitat Jeunes Cantal (ancien FJT) par le photographe François Nolorgues.

Votre portrait
En amont du festival, guettez la présence du photomaton des élèves du lycée Saint Géraud, vous pourrez vous faire tirer le portrait ! Celui-ci rejoindra ensuite tous les autres pour se mêler, au sein d’un diaporama diffusé pendant le week-end sur les différents lieux du festival, aux portraits présentés dans l’exposition « Caractères ».

Restauration
Pour les plus affamés, notez la présence du food truck « La Car ‘louche Cuisine de Rue »sur le festival mais aussi « Le Galhetou de la Bonhomie » qui proposera des bourriols salés et sucrés.

* L’ARFI poursuit une résidence dans le Cantal depuis 2018 à l’invitation de la direction de l’action culturelle du département.
** Projet mené en collaboration avec Habitat Jeunes Cantal, exposition ouverte le jeudi 16, les vendredis 17 et 24, le samedi 25 et le dimanche 26 mai de 15h à 18h30.

 

Contes de Faunes

Le Muséum des volcans raconte des histoires naturelles en conservant, entre autres, des collections de la faune locale. Les étudiants du lycée de la Communication Saint Géraud en classe de première année en formation design, mention matériaux, textile, savoir-faire et prospective, accompagnés de leurs professeurs se sont inspirés des contes avec des animaux, au point d’en construire une collection textile. leurs travaux de recherche sont présentés aux côtés des livres qui les ont inspirés pour offrir aux visiteurs une pause de lecture au sein d’une exposition où le fabuleux et le naturel se mélangent, s’hybrident

Étude faunement bête !
En suivant une démarche presque scientifique, ils ont d’abord étudié un animal. Un choix spontané, par affinité, parce qu’il était joli, ou mignon, ou majestueux, ou intrigant… Ils ont alors observé avec une attention particulière sa forme, ses
couleurs, les motifs et la texture de sa robe afin de mieux le connaître et s’inspirer de ce qui le constitue. Ces histoires graphiques, libérées de la ressemblance, inventent un catalogue animalier.

Il était une fois
L’animal, poilu, ventru, dodu, perdu, farfelu, têtu,ingénu, tordu, bourru, cornu, bossu, trapu… tout droit
sorti de l’imaginaire, revu et corrigé par ces designers textiles en herbe. Prétexte à des interprétations, ces créatures, rencontrées dans les contes de fée et revisitées à travers des productions singulières tendres ou cruelles, ont inspiré la création de gammes de papeterie déclinées autour de différents types de motifs.

Impression narrative
Dans la création textile, les histoires se racontent sur la toile de Jouy, scène de la vie quotidienne de personnages dans
des décors. Les contes animaliers font cela aussi. En retenant les passages les plus représentatifs, les élèves ont réalisé des toiles de Jouy pour les enfants qui aiment les contes.

Espace de faune !
Aujourd’hui les contes ont quitté les pages des livres, pour s’animer au cinéma et se vivre au théâtre. Ils ont gagné en
volume. Comment interpréter en un espace toute une histoire ? Peut-être en créant un espace évocateur, qui laisse
à chacun d’entre nous, d’entre vous, la possibilité de s’approprier la morale de tout conte.

Quoi de plus inspirant, quand on veut réaliser des surfaces textiles que de porter une attention particulière à l’espèce animale ? Empathie et mimétisme des mammifères, relation sociale, construction d’un habitat… mais surtout quelle boîte à idée formelle, texture, chromatique ?… L’animal n’a-t-il pas été une des premières représentations pariétales ? Nous entretenons avec lui un lien ancestral, l’intégrant dans nos mythes et contes fondateurs. Compagnons, tantôt humanisés, tantôt métamorphosés,… certains nous rassurent, nous protègent,… d’autres nous effraient, nous apprennent la peur…

© Photo : Lycée de la communication Saint-Géraud (extrait)

Empreintes et paysages, photographies d’Albert Monier

Empreintes et paysages, photographies d’Albert Monier

Du 6 avril 2018 au 6 janvier 2019
Muséum des volcans

Albert Monier (1915-1998) est né à Savignat dans le Cantal et si sa famille s’est installée très tôt à Pont-Audemer dans l’Eure, il a toujours gardé des liens étroits avec sa région d’origine. Venu à la photographie amateur par l’intérêt qu’il portait depuis son enfance à la carte postale, Albert Monier arpente avec attachement et sensibilité les paysages normands et auvergnats. C’est seulement en 1950 après être devenu photographe professionnel, qu’il s’établit à Paris afin d’organiser sa production de cartes postales, cœur de son activité . Elle nous permet aujourd’hui de connaître le regard sensible et original qu’il portait sur les hommes et les lieux. Albert Monier aimait jouer avec les formes, les ombres et les lumières, mais aussi surprendre avec ses contrepoints et ses sujets humbles.

L’important fonds de tirages argentiques et de négatifs de travail qu’Albert Monier a cédé au musée d’art et d’archéologie d’Aurillac dans les années 1980 a permis une étude inédite de son travail. Le photographe imprime son style, sa vision aux sujets qu’il fixe sur la surface photo-sensible, sa photographie est ainsi artistique. Mais il se fait aussi observateur de son environnement dès lors qu’il immobilise les lieux et les choses à un moment précis, sa photographie devient témoignage. L’exposition proposée au sein du muséum des volcans vous invite à porter votre attention sur ce discours sous-jacent des photographies d’Albert Monier, empreintes d’impressions et de paysages.

Une sélection de 42 photographies parmi les négatifs d’Albert Monier conservés dans les collections du musée d’art et d’archéologie.

ATTENTION : cette exposition n’est accessible qu’aux nouveaux horaires d’ouverture des musées.

Vous pouvez consulter ici le livret d’accompagnement de l’exposition :