Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00
Another Language

Another Language

 

Another Language, photographies de Mårten Lange

« Le titre, Another Language, fait référence à l’idée de la nature en tant que livre que nous décodons en l’étudiant, et au fonctionnement de la nature en tant que langue. Il se réfère également à la photographie en tant que langage en soi et à l’utilisation de la photographie comme méthode d’ordre des phénomènes dans les systèmes. »

Mårten Lange, 2016

Pour l’exposition de printemps dans la salle de La Sellerie, les Musées d’Aurillac ont souhaité inviter Mårten Lange, à présenter une sélection d’images issues de son travail Another Language. Né en 1984, il a étudié la photographie à l’Université de Göteborg puis à l’Université des Arts de Farnham au Royaume-Uni. Photographiant, invariablement en noir et blanc, la nature, la technologie et l’environnement urbain, rarement l’être humain, Mårten Lange se concentre sur les détails. Par la photographie, il capture des fragments du monde matériel, les assemble, construit un langage et propose une narration selon sa propre expérience de la réalité.

L’exposition Another Language présentée sur les cimaises de la Sellerie réunit vingt tirages, sur les cinquante-neuf que compte la série initiée en 2012. Le photographe y combine des images de flore, de faune et de phénomènes naturels, dans une recherche qui s’apparente à celle d’un scientifique collectant des spécimens.

Les compositions sont sobres et le sujet est placé au centre de l’image, sans aucun élément de contexte, comme si chaque cliché identifiait un spécimen d’étude en l’isolant du reste du monde. Mårten Lange développe pour chacune de ses photographies une démarche analytique, la plus neutre possible. Il met en avant les qualités sculpturales de ses sujets allant du plan serré au plan large, du sublime (foudre, montagne, tourbillon) au banal (corbeau, rocher, poissons). Hors de leur environnement, tous les éléments semblent avoir la même importance et même se répondent : l’œil de l’éléphant rappelle le maelstrom, la forme de la montagne enneigée fait écho aux flammes de l’incendie.

Tout concourt à aller et venir entre les images. Animal, phénomène naturel, élément minéral, seule l’imagination du spectateur permet de les mettre en relation. Car, bien que ces photographies puissent être appréhendées une par une, elles font sens dans l’accumulation où formes, motifs et textures récurrents créent une nouvelle taxinomie subjective de la nature.

Depuis le début de sa carrière, Mårten Lange édite régulièrement des livres photographiques comme Machina (2007), Anomalies (2009), Another Language (MACK, 2012), Citizen, (Études Books, 2015), Chicxulub (2016), The Mechanism (MACK, 2017) et plus récemment Ghost Witness (Loose Joints Publishing, 2020). Dans l’édition Another Language, il a préféré imprimer ses clichés en petit format, soit une échelle intime à laquelle il fait d’ailleurs correspondre ses tirages d’exposition. Le spectateur, s’il veut comprendre les images, doit les regarder de près, les analyser et les comparer, de la même manière qu’il se raconterait une histoire en feuilletant un livre.

Informations pratiques :

La Sellerie – 35 rue des Carmes – 15 000 Aurillac Entrée libre du 2 avril au 14 mai 2022 du mardi au samedi, de 14h à 18h

Vernissage en présence de l’artiste le 2 avril à 18h

Consultation de livres et diffusion de vidéo au sein de l’exposition : Machina (2007), Anomalies (2009), Another Language (MACK, 2012), Citizen, (Études Books, 2015), Chicxulub (2016), The Mechanism (MACK, 2017) et Ghost Witness (Loose Joints Publishing, 2020)

Visites Flash : Tous les samedis et mercredis après-midi, découverte insolite de l’univers du photographe à travers des activités d’observations, manuelles et créatives. Renseignements au 04.71.45.46.10 musee.art@aurillac.fr

 

 

Du nouveau au Musée d’art et d’archéologie

Du nouveau au Musée d’art et d’archéologie

De nouvelles œuvres vont bientôt rejoindre les cimaises du musée d’art et d’archéologie

L’enrichissement des collections constitue l’une des missions fondamentales des musées de France. En novembre 2020, le musée d’art et d’archéologie a acquis deux œuvres en vente aux enchères. Il s’agit de deux portraits peints sur panneaux du XVIIe, attribués à l’école flamande par la maison de vente, mais en réalité réalisés par François Lombard artiste originaire du Cantal et qui proposent plus exactement l’autoportrait du peintre ainsi que celui de son épouse. Réalisée avec l’accord et le soutien de la DRAC Auvergne Rhône Alpes, cette acquisition va permettre de présenter un éventail plus large de la production artistique régionale dans le parcours permanent du musée.

Ces tableaux intègrent donc le nouvel accrochage des salles de Peinture, réalisé pendant les temps de fermeture, qui fera l’objet d’une présentation spécifique auprès du public par les chargés de collection dès que les portes des musées pourront rouvrir.

Figures de l’indicible

La Grande Guerre dans les œuvres de Thérèse Bisch

Au musée d’art et d’archéologie du 8 mars au 30 novembre 2018

Comme en 2014 à l’occasion de l’exposition « La mémoire préservée, une collection privée inédite, 1914-1918 », la Ville d’Aurillac a souhaité s’associer une nouvelle fois aux commémorations du centenaire en présentant une exposition de peintures. Cette dernière présente une trentaine de toiles de Thérèse Bisch, des tableaux et des dessins qui invitent le visiteur à une véritable immersion dans l’univers de la Grande Guerre avec ses « figures de l’indicible »

Les tableaux de Thérèse Bisch évoquent le conflit avec ses représentations de soldats aux visages flous, aux silhouettes évanescentes combattant dans la brume ou la fumée des bombes.

Une mise en scène intimiste dévoile une sorte d’allégorie figurée dans une fresque qui suggère plus qu’elle ne montre les réalités de ce conflit. Et comme le dit son ami Michel Melot « Peindre est une autre façon d’exorciser la guerre. Thérèse Bisch y a trouvé son champ de bataille. »

ATTENTION : cette exposition n’est accessible qu’aux nouveaux horaires d’ouverture des musées.

Image : Les tombes, 2014 – pigments et tempera sur toile marouflée 60 x 118 cm
© C.Septet

Jean Pagès-Allary (1863-1926)

« Portrait de Jean Pagès-Allary », par Léger Parry
Photographie, sans date –
n° inv. 989.020.287

 

Jean Pagès-Allary est né à Murat dans le Cantal et très tôt il se passionne pour la chimie et les sciences naturelles. Dès l’âge de 18 ans il se lance dans l’industrie en devenant directeur d’une usine d’oxyde de zinc dans l’Oise puis des Forges françaises du Vésuve dans la baie de Naples. Devenu un homme prospère, il revient dans le Cantal en 1899 et il restaure l’hôtel familial où il s’établit avec sa jeune épouse. Il découvre alors des gisements de silice à diatomées et il en assurera l’exploitation.Dès les années 1900, il se passionne pour la recherche archéologique et il effectuera de nombreuses fouilles aux alentours de Murat (Celles, Chastel-sur-Murat, Sainte-Anatasie, Allanche, Neussargues,…). Il se fait connaître par la publication du résultat de ses fouilles archéologiques et devient vice-président puis président de la Société Préhistorique française.
Plusieurs découvertes majeures concernant la préhistoire et l’histoire de la Haute-Auvergne sont dues à cet archéologue cantalien du début du 19e siècle, brillant autodidacte et chercheur passionné. Longtemps méconnus, les travaux de ce Muratais haut en couleur mais rigoureux et souvent en avance sur son temps ont été redécouverts. De nouvelles fouilles archéologiques ont lieu depuis quelques années sur les deux sites qu’il avait explorés autrefois (le tumulus de Celles et le rocher de Chastel-sur-Murat).

 

Le musée d’art et d’archéologie conserve un important mobilier archéologique donné par Jean Pagès-Allary de 1908 à 1912 et présenté actuellement dans les salles d’archéologie. L’exposition « PAGES-ALLARY, un pionnier de l’archéologie dans le Cantal » organisée par le musée de novembre 2004 à septembre 2004 lui a rendu un hommage mérité.

 

Pierre Marty (1868-1940)

Portrait – Pierre Marty (1868-1940)

Brillant élève, sa santé fragile l’obligera à renoncer à St Cyr et à se retirer dans le domaine familial de Caillac près d’Arpajon sur Cère (Cantal) où il restera toute sa vie, y vivant ses nombreuses passions. A la fois poète, peintre, dessinateur, photographe, naturaliste et archéologue, il se fera notamment connaître pour ses travaux en paléobotanique. Il étudiera en effet de nombreux gisements cantalien de flore fossile, illustrant lui même ses publications. Pierre Marty pris ainsi la flore fossile de Joursac comme type de référence du Pontier (division stratigraphique ancienne). Avec sa belle-sœur géologue, Yvonne Black du Chouchet, il étudiera aussi la géologie ancienne et plus récente du massif cantalien. Il travaillera à la révision de la feuille géologique d’Aurillac. Afin de mieux connaître la flore fossile, il acclimatera de nombreuses espèces exotiques dans les serres de son château.

Il fit aussi d’intéressantes découvertes archéologiques, notamment une ciste funéraire intacte de l’époque gallo-romaine, exposé au Musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac. Il fut chargé du classement des collections du futur Musée Rames et en devint conservateur jusqu’en 1940. Proche de J-B Rames et Marcellin Boule, il fut aussi l’ami du Docteur Chibret.

Ses collections de roches et de fossiles, ainsi que ses photographies et dessins sont aujourd’hui réparties au sein des deux musées municipaux.