Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00
Et au milieu coule une rivière

Et au milieu coule une rivière

L’exposition Et au milieu coule une rivière présente un ensemble en grande partie inédit de photographies issues des collections du Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac. Depuis 1984, le musée a en effet entrepris de constituer une collection de photographies contemporaines, à une époque où le médium photographique était encore mal représenté dans les collections publiques. Au fil des années, des achats et des dons, la collection s’est progressivement diversifiée et compte actuellement 800 œuvres, ce qui en fait l’une des plus importantes collections publiques de photographies contemporaines en France.

La sélection de quatre-vingts œuvres exposées inclut les grands noms de la photographie couleur des années 1970 et 1980, des artistes explorant les frontières parfois poreuses entre photographie et peinture, des photographes déclinant leur travail autour de mises en scène plus ou moins fictionnelles. Comme on s’en aperçoit en passant en revue la collection, celle-ci a très tôt accueilli à parts égales les expérimentations poétiques ou plastiques autant que des approches plus documentaires.

En complément de cette présentation, la seconde salle des Écuries accueille le film HUNT (2018) de Julie Chaffort, projeté en continu pendant la durée de l’exposition. À l’instar des précédents films de Julie Chaffort, HUNT est constitué de plans-séquences, cette fois tournés dans les paysages grandioses du domaine d’Abbadia, à Hendaye, avec des jeunes en situation de rupture. Alors que les plans s’enchaînent, s’anime à l’écran une succession de portraits tantôt calmes, tantôt énervés, à la mesure des paysages paisibles ou agités qui les entourent. Sous la pluie, sur le sable humide d’une plage, les pieds dans la neige ou bien dans la boue, on ne distingue plus ce qui est spontané de ce qui est joué, ce qui est prévu de ce qui ne l’est pas, la réalité de la fiction.

Artistes présentés 

Claude Batho, John Batho, Stanley Bowman, Daniel Brandely, Denis Brihat, Julie Chaffort, Allan Chasanoff, Maarten Chris, Bernard Descamps, Patrick Dolique, Tom Drahos, William Eggleston, Bernard Faucon, Anne-Marie Filaire, Alain Fleischer, Shadi Ghadirian, Françoise Gimenez, Paolo Gioli, Thierry Girard, Rip Hopkins, Marc Jourdan, Pascal Kern, Ouka Leele, Marc Le Mené, Helen Levitt, NILS-UDO, Édith Roux, Ernestine Ruben, Jan Saudek, Joel Sternfeld, Vera Székely, Felice Varini, Joel-Peter Witkin

Paysages cantaliens, regards croisés

Paysages cantaliens, regards croisés

L’exposition Paysages cantaliens, regards croisés, met en lumière les paysages cantaliens vus par les artistes et les naturalistes de la fin du 18e siècle au début du 20e siècle.

Cette exposition prend appui sur les recherches développées par Pascale Moulier, pour son ouvrage Le Cantal vu par les artistes au 19e siècle, paru en 2018 aux éditions de la Flandonnière et dans lequel étaient notamment mises en valeur les collections du Musée d’art et d’archéologie. Ce propos initial a été élargi pour prendre en compte les spécificités amenés par les naturalistes qui, depuis la première moitié du 19e siècle, ont également porté leur regard, plus scientifique, sur les paysages cantaliens. L’exposition invite ainsi à découvrir comment les regards portés sur un même paysage peuvent être différents en fonction de la formation, du point de vue et du but de l’auteur, mais aussi comment il peuvent, en se croisant, s’enrichir.

Affiche de la Compagnie Paris Orléans, Le Lioran

Le Cantal n’a pas fait l’objet de représentations artistiques avant la toute fin du 18e siècle. Les premières représentations sont le fait de voyageurs naturalistes à la recherche d’affleurements significatifs, d’éléments géologiques particulièrement visibles dans un paysage cantalien beaucoup moins boisé qu’aujourd’hui. Pratiquant les sciences naturelles, ils parcourent le territoire à la recherche de curiosités géologiques, botaniques ou archéologiques et rapportent des carnets de dessins de leurs expéditions. Ils sont suivis de près par les artistes, peintres et dessinateurs, en quête de motifs pittoresques, comme les ruines de châteaux, les chaumières biscornues ou les rochers aux formes étranges. C’est par le regard de ces artistes extérieurs qu’il est possible de découvrir à quoi ressemblait la Haute-Auvergne au 19e siècle, tant avec l’invention de la lithographie et la popularisation des albums de voyages que par la présence de plusieurs figures nationales, tels Étienne-Jean Delécluze, Jules Laurens, Théodore Rousseau ou encore Rosa et Auguste Bonheur, qui sont venus voir et dessiner ces paysages. Par la suite, le développement du chemin de fer dans la seconde moitié du 19e siècle s’accompagnera de celui des guides touristiques illustrés de dessins ou de photographies. Les progrès techniques et le matériel plus léger permettent désormais de photographier en extérieur. Les clichés, qu’ils soient scientifiques ou à des fins touristiques, montrent des paysages de montagne, les formations géologiques du Cantal, ainsi que différents points de vue, alors totalement inédits, pris depuis les hauteurs.

Albums de voyage, carnets de terrain, études peintes d’après nature, autochromes, dessins scientifiques, huiles sur toile, guides naturalistes et guides touristiques, clichés sur plaque de verre, estampes représentent une centaine d’œuvres et documents présentés dans les deux parties de l’exposition qui se décline dans les salles du Musée d’art et d’archéologie et du Muséum des volcans.

Carnets de JB Rames exposés au Muséum des volcans

Prêts :  Archives départementales du Cantal, Médiathèque du Bassin d’Aurillac, Société Française de Photographie, Bibliothèque du Patrimoine de Clermont-Ferrand, Musée de la Haute-Auvergne (Saint-Flour), Musée d’art Roger-Quilliot (Clermont-Ferrand), FRAC Bretagne.

L’exposition au Muséum des volcans

L’exposition au Musée d’art et d’archéologie

 

Raviver les caractères

Raviver les caractères

Exposition « Raviver les caractères »
par les élèves de BTS textile du lycée de la communication de Saint-Géraud
Du 10 février au 6 mars 2020 au Musée d’art et d’archéologie et au Muséum des volcans

Depuis plusieurs années, les étudiants du lycée de la communication St Géraud en classe de BTS Design de Mode Textile élisent domicile au musée le temps d’une exposition. Toujours le même principe, une carte blanche donnée aux étudiants qui revisitent, bousculent, interrogent une collection en y associant leurs créations contemporaines.Dans cette nouvelle présentation de « Caractères », photo-montages, expérimentations plastiques, installations viennent côtoyer les clichés réalisés par la famille Parry au Musée d’art et d’archéologie et au Muséum des volcans. Un regard moderne sur ces portraits d’antan que les étudiants se sont amusés à animer, colorier, personnaliser, numériser, texturer.  En un mot : raviver !

Les rendez-vous à ne pas manquer autour de cette exposition
Visite de l’exposition en compagnie des étudiants le dimanche 1er mars à 15h30 au Musée d’art et d’archéologie
Stages-vacances « photo-textile » pour les enfants pendant les vacances d’hiver

Berlin/Trizac : La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud

Berlin/Trizac : La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud

La vie chaotique d’un journaliste de renom, cantalien de naissance et d’une pianiste Hongroise dans le Berlin de l’avant-guerre, témoins de l’apogée du nazisme avant de contribuer à sa chute. C’est leur fils, Pierre Jouve, journaliste lui aussi mais également écrivain, peintre, photographe et réalisateur de télévision qui conte cette histoire dramatique, qui troubla son enfance, à l’occasion d’une création présentée aux Ecuries des Carmes jusqu’au 15 septembre.

Est-ce une nouvelle quête de la réalité que nous présente Pierre Jouve, ancien élève d’Emile Duclaux, en cet été 2019 ? Dans ses écrits, ses portraits, ses enquêtes, ses photographies, ses toiles, l’auteur et artiste montre la réalité des choses et moins les apparences. Dans ses portraits de François Mitterrand à Jacques Chirac, dans ses enquêtes sur et autour du monde carcéral et de la Brigade criminelle, dans les photographies réalisées dans les rues de Paris « Marianne brisée », exposées en France et en Allemagne cette volonté de faire éclater la réalité est là, bien présente.
Oui, sans aucun doute, cette création de Pierre Jouve est aussi la recherche d’une vérité, bien plus proche et plus intime que celles évoquées plus haut. Elle témoigne de ses origines, des doutes qui entourent sa naissance, dans un monde qui a sombré dans la tourmente. Elle relate le drame que lui dissimulèrent ses parents et plus particulièrement celui de sa mère, enlevée, torturée, violée par des agents vichystes, ce qui la fera tomber dans une semi-folie. Tout au long de son existence, l’auteur fut victime des fantasmes, des fantômes, nourris par ces drames. Aujourd’hui, Pierre Jouve a décidé de nous les montrer, de les rendre public au cœur même du Cantal qui joue un rôle si central dans cette histoire.

Questions à Pierre Jouve :

Vos écrits, en particulier vos portraits et vos enquêtes, mais aussi vos photos montrent une quête incessante de la réalité. Est-ce que l’on peut dire que cette volonté trouve son origine dans votre enfance, dans ce sentiment que vous appelez « indistinction », véritable incertitude d’être réellement vivant?

– Ma génération, née en pleine guerre mondiale, s’interroge toujours sur une double interrogation : pourquoi avoir été conçu dans une telle époque ravagée ? Quel hasard a fait que je survive à tant de morts ? Les quelques poupées que je recrée par la photographie représentent ces derniers : elles ont l’air vivantes, elles sont mortes, nous suivent, nous les survivants. C’est effectivement ce que je dénomme l’Indistinction. Un sentiment qui se perpétue encore.

Cette enfance, vos interrogations, les « fantômes de votre comédie humaine », vous les mettez en scène cet été à Aurillac sous le titre « Berlin/Trizac, La mémoire cisaillée d’Elisabeth et Géraud ». Cette création est-elle le résultat de votre quête, un moyen de vivre avec les questions qui vous tourmentent et était-il important pour vous de les montrer dans le Cantal, un département qui fait aussi partie de votre enfance?

– J’ai eu la chance inouïe d’être l’enfant accidentel de deux personnalités extraordinaires, un cantalien pur souche, Géraud, issue de la grande misère paysanne, et d’une pianiste hongroise d’origine juive, qui choisirent la Résistance, après leur séjour mystérieux à Berlin, au sein même du régime nazi. D’où ma sensation duale d’être né aussi bien à Trizac qu’à Berlin. D’un côté ces terres fastueuses, de l’autre la capitale du mal. Dualité d’origine, dont l’une porte la menace concrète ou imaginaire. A Berlin, j’ai recherché des ombres, à Aurillac, je recherche aussi mes anciens copains du Lycée Emile Duclaux.

 

ECURIES DES CARMES – Du mardi au samedi de 14h à 18h – Gratuit

 

A l’occasion du Festival 2019, Emilie Girault présente

« Berlinesque 2019 », une performance en dialogue avec l’exposition de PIERRE JOUVE 

Dans son exposition Pierre Jouve écrit : « En 1933, mon père abandonne une actrice berlinoise juive pour ma mère. Mon père traîna jusqu’à sa mort, en 1991, le remord profond de ne pas s’être inquiété du devenir de cette jeune femme »…
Qu’est devenue cette actrice? A-t-elle survécu, a-t-elle été déportée, détenue, tuée ? Et avant même la grande histoire, a-t-elle souffert de cette séparation, espérait-elle le revoir, pensait-elle souvent à lui ou s’était-elle consolée dans les bras d’un autre homme? Dans ses oeuvres, Pierre Jouve imagine les possibles réponses à ces questions, spéculant sur l’identité de cette amante et son devenir.

Pendant le Festival d’Aurillac, il s’agit de faire revivre cette femme, Sonia, au sortir de cette fameuse séparation, imaginant une situation poétique et romantique contrastant avec la violence de ce que deviendra le monde à partir de 1939. Éperdument amoureuse, l’actrice attend le retour de son amour, elle relit ses lettres, tente d’en écrire une qui le retienne, le cherche parmi le public du festival et les visiteurs de l’exposition, se remaquille dès qu’elle croit l’apercevoir, attend, rêve, désespère, puis se maquille de nouveau pleine d’espoir.

La loge de l’actrice devient peu à peu sa prison, l’enfermement un poids… le temps passe et les fleurs se fanent, les fruits perdent de leur fraîcheur, tout comme notre actrice dont le maquillage tourne petit à petit au grotesque.

Du 21 au 24 août aux Ecuries – Gratuit

© Dessin préparatoire Emilie Girault

Caractères

Caractères

Caractères etc…

L’exposition « Caractères » s‘achève le 5 janvier prochain. Il est encore temps de voir ou revoir cette exposition passionnante consacrée aux portraits réalisés par trois générations de photographes de la même famille : les Parry. Mais l’exposition « Caractères » survivra à cette fermeture. Explications…

Au delà de la date de fermeture de l’exposition, « Caractères » va trouver des prolongements :

Ce sera le cas du 10 février au 6 mars prochain au Musée d’art et d’archéologie mais aussi au Muséum des volcans avec la présentation d’un travail réalisé par les étudiants en BTS Textile du Lycée Saint Géraud. Cette revisite donnera aux étudiants l’occasion de dévoiler leur vision du portrait.

Par ailleurs, une sélection des photos présentées ces derniers mois va également se transformer en une exposition itinérante. Une deuxième vie « hors les murs «  qui devrait ravir en particulier les résidents des établissements d’hébergement pour personnes âgées…

L’exposition

Cette année l’exposition temporaire des musées d’Aurillac propose de (re)découvrir de nombreux portraits saisis par les trois générations de la famille Parry, installée à Aurillac entre 1885 et 1971 et dont le fonds d’atelier est conservé au musée d’art et d’archéologie depuis 1989.
Le portrait photographique tient une place primordiale en photographie depuis l’invention de ce médium. L’exposition conçue par les Musées d’Aurillac propose aux visiteurs de découvrir ce genre et de s’interroger sur ce qui se cache derrière le cortège de visages fixés par l’objectif du photographe. Ces portraits, miroirs d’individualités, participent en effet à l’expression d’une société et de son époque ; ils en révèlent les évolutions comme les particularités et les similitudes. Ils la caractérisent..

                                 

 

 

 

 

 

 

Les photographies sont présentées de manière chronologique, des premières années d’existence de l’atelier (1885) au musée d’art et d’archéologie aux dernières années de production (1970) au muséum des volcans. Une signalétique par année permet au visiteur de descendre ou de remonter le temps suivant l’établissement qu’il parcourt en premier.

Le propos d’exposition
Les tirages d’exposition sont réalisés d’après les clichés datés de l’atelier photographique fondé par la famille Parry. Ce fonds d’atelier, acquis en 1989 par la ville d’Aurillac, regroupe la production de trois générations de photographes d’une même famille exerçant dans la même ville pendant plus de 85 ans – entre 1885 et 1970 – (Léger Parry 1856-1921, son fils Émile 1888-1940, et son petit-fils Pierre 1920-1997). Malgré le caractère conventionnel et répétitif de ces clichés, comparables à ceux d’un bon nombre d’ateliers, le fonds photographique Parry livre au travers de portraits individuels ou collectifs un album au fort intérêt local mais qui illustre également l’évolution de la pratique photographique ainsi que le rapport de l’individu à son image.

La sélection, réalisée sur toute la période d’activité de la famille Parry, permet d’aborder le genre du portrait, sa typologie, son évolution ou encore sa fonction sociale. Au total, l’exposition dévoile 1 % de ce fonds, soit près de 520 tirages sur les 52 000 conservés.

 

 

 

 

 

Espaces d’expérimentation
Au sein des salles d’exposition deux espaces d’expérimentation vous donneront également l’occasion de découvrir tout sur la thématique du portrait et sur la détermination des caractères identitaires et enfin, comprendre en quoi la photographie peut permettre tout autant l’expression artistique que la recherche scientifique.

L’atelier du photographe
Installé au musée d’art et d’archéologie cet espace complémentaire permet de présenter de nombreux objets de collection et témoignages concernant le fonds photographique Parry.
Le matériel d’atelier acquis en 1989, plusieurs fois exposé, est complété par les derniers objets acquis en 2014 avec notamment la grande chambre noire utilisée à la fondation de l’entreprise familiale. Afin d’illustrer le quotidien d’un atelier de photographie ainsi que le métier de photographe et ses évolutions, sont également présentés les différents types de négatifs, les petites fournitures ou encore la chimie nécessaire pour le tirage des clichés. Une zone explique également les procédés actuels de conservation et de reconditionnement, mais aussi de valorisation et de numérisation grâce à la création de la bibliothèque numérique de la ville d’Aurillac. Elle détaille le travail de conditionnement et d’étude des structures muséales accompli par les équipes quotidiennement dans l’intimité des réserves. Il s’agit en effet dans cet espace, d’expliquer au public les missions des musées sur les questions d’enrichissement des fonds muséaux mais aussi celles touchant à leur gestion, leur conservation et leur valorisation.

La famille Parry

C’est en 1880 que Léger Parry (1856-1921) s’installe au 39 de l’avenue de la gare (aujourd’hui avenue de la République). Il photographiera nos aïeux pendant de nombreuses années, suivi par son fils Émile (1888-1940) à la fin de la Grande Guerre puis par son petit fils Pierre (1920-1997). L’atelier est situé au dernier étage de l’immeuble, sous une verrière qui laisse entrer la lumière du jour. C’est dans cet atelier, reconstitué pour les besoins de l’exposition, que seront réalisés des milliers de portraits.

Images du vernissage : le 5 avril 2019

 

DOUBLE JEU

Double jeu aux Ecuries jusqu’au 3 novembre

L’exposition Double Jeu présente une sélection de plus de cinquante oeuvres de la collection du FRAC Auvergne (Fonds Régional d’Art Contemporain) réalisées par une vingtaine d’artistes. Les oeuvres réunies pour le Musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac occupent les deux vastes salles symétriques des Écuries, renforçant cette disposition par un « double jeu », chaque salle étant elle-même scénographiée de manière symétrique.
Le double jeu dont il est question dans le titre de cette exposition est aussi – et surtout – celui du regard que nous portons sur les oeuvres, celui de l’ambiguïté du sens toujours présente lorsqu’il s’agit de lire une œuvre d’art, d’en produire une interprétation. Comment interpréter l’étrangeté des œuvres de David Lynch présent dans cette exposition avec quatre gravures, art du 18e siècle ici employé par l’un des maîtres incontestés du cinéma pour livrer une autre dimension
de son univers si singulier ?
Comment lire de manière univoque la danse sublimement filmée par Clément Cogitore, inspirée du hip-hop et du krump mais exécutée sur un air du 18e siècle par des danseurs plongés dans un état proche de la catharsis chamanique ?
Comment lire cet autre film réalisé par Cyprien Gaillard dans lequel s’affrontent deux bandes de hooligans au milieu d’une cité de la banlieue de Saint-Pétersbourg dans un tumulte évoquant les grandes batailles de la peinture d’histoire ?
Ce que montrent les oeuvres réunies dans cette exposition est la permanence de formes anciennes, de citations, de références au passé qui, depuis toujours, ont constitué le terreau de l’acte de création car, en définitive, le « double jeu » est toujours celui de l’art actuel confronté à son incessant dialogue avec celui du passé.

Jean-Charles Vergne
Directeur du FRAC Auvergne

ATTENTION : A l’occasion de la dernière semaine d’exposition, les Ecuries des Carmes seront ouvertes du mardi 30 octobre au samedi 3 novembre de 14h à 17h. Elles seront fermées le jeudi 1er novembre.