« Vous pensiez avoir tout vu ? »
Voici la nouvelle plaquette des Musées d’Aurillac pour l’année 2018-2019
> Télécharger la plaquette des Musées 2018/2019 (pdf – 3 Mo)
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« Portrait de Jean Pagès-Allary », par Léger Parry
Photographie, sans date –
n° inv. 989.020.287
Jean Pagès-Allary est né à Murat dans le Cantal et très tôt il se passionne pour la chimie et les sciences naturelles. Dès l’âge de 18 ans il se lance dans l’industrie en devenant directeur d’une usine d’oxyde de zinc dans l’Oise puis des Forges françaises du Vésuve dans la baie de Naples. Devenu un homme prospère, il revient dans le Cantal en 1899 et il restaure l’hôtel familial où il s’établit avec sa jeune épouse. Il découvre alors des gisements de silice à diatomées et il en assurera l’exploitation.Dès les années 1900, il se passionne pour la recherche archéologique et il effectuera de nombreuses fouilles aux alentours de Murat (Celles, Chastel-sur-Murat, Sainte-Anatasie, Allanche, Neussargues,…). Il se fait connaître par la publication du résultat de ses fouilles archéologiques et devient vice-président puis président de la Société Préhistorique française.
Plusieurs découvertes majeures concernant la préhistoire et l’histoire de la Haute-Auvergne sont dues à cet archéologue cantalien du début du 19e siècle, brillant autodidacte et chercheur passionné. Longtemps méconnus, les travaux de ce Muratais haut en couleur mais rigoureux et souvent en avance sur son temps ont été redécouverts. De nouvelles fouilles archéologiques ont lieu depuis quelques années sur les deux sites qu’il avait explorés autrefois (le tumulus de Celles et le rocher de Chastel-sur-Murat).
Le musée d’art et d’archéologie conserve un important mobilier archéologique donné par Jean Pagès-Allary de 1908 à 1912 et présenté actuellement dans les salles d’archéologie. L’exposition « PAGES-ALLARY, un pionnier de l’archéologie dans le Cantal » organisée par le musée de novembre 2004 à septembre 2004 lui a rendu un hommage mérité.
Portrait – Pierre Marty (1868-1940)
Brillant élève, sa santé fragile l’obligera à renoncer à St Cyr et à se retirer dans le domaine familial de Caillac près d’Arpajon sur Cère (Cantal) où il restera toute sa vie, y vivant ses nombreuses passions. A la fois poète, peintre, dessinateur, photographe, naturaliste et archéologue, il se fera notamment connaître pour ses travaux en paléobotanique. Il étudiera en effet de nombreux gisements cantalien de flore fossile, illustrant lui même ses publications. Pierre Marty pris ainsi la flore fossile de Joursac comme type de référence du Pontier (division stratigraphique ancienne). Avec sa belle-sœur géologue, Yvonne Black du Chouchet, il étudiera aussi la géologie ancienne et plus récente du massif cantalien. Il travaillera à la révision de la feuille géologique d’Aurillac. Afin de mieux connaître la flore fossile, il acclimatera de nombreuses espèces exotiques dans les serres de son château.
Il fit aussi d’intéressantes découvertes archéologiques, notamment une ciste funéraire intacte de l’époque gallo-romaine, exposé au Musée d’Art et d’Archéologie d’Aurillac. Il fut chargé du classement des collections du futur Musée Rames et en devint conservateur jusqu’en 1940. Proche de J-B Rames et Marcellin Boule, il fut aussi l’ami du Docteur Chibret.
Ses collections de roches et de fossiles, ainsi que ses photographies et dessins sont aujourd’hui réparties au sein des deux musées municipaux.