Jean-Baptiste Rames (1832-1894)

Portrait dessiné puis photographié par Léger Parry


Pharmacien de profession ayant exercé à Aurillac. Après ses études à Toulouse et pendant près de 10 ans il va arpenter le territoire cantalien et échantillonner les principales formations géologiques du Cantal. De ce travail de terrain sortira en 1873 « Géogénie du Cantal », ouvrage dans lequel il décrit pour la première fois les grandes étapes de l’histoire géologique de ce département. Il réalisera aussi une carte géologique en relief du Cantal qui sera présentée à l’Exposition Universelle de Paris de 1878. Passionné de géologie, il entretiendra pendant de nombreuses années, une correspondance avec Gaston de Saporta l’un des pères de la paléobotanique et secondera sur le terrain le grand pétrographe parisien Ferdinand Fouqué, alors en charge des cartes géologiques au 1/80000 du Cantal. J-B Rames s’intéressera également à la botanique et à la préhistoire. Il découvrira notamment des silex façonnés ou « éolithes », sur le site du Puy Courny près d’Aurillac. Ses découvertes alimenteront l’un des grands débats de la préhistoire de cette fin du XIXème siècle, à savoir l’existence ou non d’un ancêtre de l’Homme au Miocène.

Quelques années après sa mort, sa veuve vendra ses collections géologiques, livres et cartes en relief et à plat, à la municipalité d’Aurillac. Elles seront à l’origine de la création du Musée Rames en 1902, ancêtre des musées actuels.

Eugène Jordan de Puyfol (1827-1891)

 

Etiquette, herbier d’Eugène Jordan de Puyfol, 1866

 

Né à Dôle dans le Jura , il se passionna dès l’enfance pour la botanique. Il fut soutenu et conseillé dans ses recherches par un membre de sa famille, Alexis Jordan, qui le mit en relation avec de nombreux botanistes et collecteurs. C’est ainsi qu’il put se créer une riche collection de plantes. Parallèlement, il herborisa lui-même dans le Jura ainsi que dans le Lyonnais et dans le Massif Central, notamment dans le Cantal. Il s’installa en effet après son mariage à Raulhac dans la propriété familiale de Courbelimagne. Il exerça le métier de juge de paix à Mur-de-Barrez dans l’Aveyron et sera maire de Raulhac.
Cet herbier, comptant 12 606 planches, est soigneusement classé dans 100 presses.
Chaque planche est minutieusement renseignée : localisation précise, altitude et type de terrain. L’abbé Coste, botaniste reconnu, effectua le classement précis de cet herbier après la mort d’Eugène Jordan de Puyfol et à la demande de la fille de celui-ci.
Les collections d’herbiers de la ville d’Aurillac sont répertoriées sous le sigle « AUR » dans l’Index Herbariorum publié à New York par l’International Association for Plant Taxonomy.

 

Les planches numérisées lors du programme e-recolnat sont associées à la base Sonnerat-BryoMyco.

 

 

 

Joseph Sérieys (1780-1860)

 « Portrait de Joseph Sérieys », par Eloy Chapsal Huile sur toile, 1843 – n° inv. 860.14.1

Joseph Sérieys appartenait à une famille de notaire aurillacois. Il reprit à l’âge de 31 ans la charge de son père et fut également au cours de sa carrière Président de la Chambre des Notaires d’Aurillac de 1828 à 1831, Suppléant de la Justice de Paix en 1833, mais aussi membre de la commission administrative de l’Hospice. Parallèlement, veuf précoce et sans descendance, il occupa ses loisirs par sa passion pour l’art. Il constitua ainsi une galerie d’oeuvres achetées lors des Salons parisiens. Joseph Sérieys qui commandait et négociait également directement auprés des peintres, fut ammené à entretenir des correspondances suivies avec des artistes comme Horace Vernet, Paul Delaroche ou encore Rosa Bonheur. Aimant partager sa passion, il ouvrait sa porte aux amateurs de peinture et édita même pour eux en 1847 un livret de visite. 
« Voulant contribuer, autant qu’il est en mon pouvoir, à développer le goût des Beaux-Arts dans ma ville natale… » C’est en ces termes que Joseph Sérieys lègue à la Ville d’Aurillac la majeure partie de sa collection et sur les 18 tableaux et 10 épreuves gravées, 9 font toujours partie des collections permanentes de peinture.

Okénite / Géologie

Okénite / Géologie

Dénomination : Okénite

Collecteur: Inconnu

Période : Entre 60 et 68 Millions d’années, âge des Trapps du Deccan (vaste province volcanique indienne) d’où proviendrait le spécimen

Lieu de collecte : Bombay, Inde (lieu supposé)

Matière et technique : Minéral

Dimensions de l’objet : 35 x 21 x 14 cm

Description : Boules d’Okénite en aiguilles et gyrolite tapissant une cavité basaltique (géode). L’okénite qui est un silicate calcique hydraté (phyllosilicate) est souvent associée aux zéolites dans les roches volcaniques.

Lieu de conservation : Salle N° 3 du Muséum des Volcans (Aurillac)

n° inv et sous domaine : 988.5.2 – Géologie / Minéralogie

Historique : Cette belle pièce minéralogique a été achetée en 1988 afin d’illustrer les minéraux pouvant cristalliser, de manière secondaire, dans les vésicules (anciennes bulles présentes dans la lave) des roches volcaniques. Ce specimen provient certainement d’un des gisements les plus connus d’Okénite, situé à Mombay (anciennement Bombay), Etat du Maharashtra en Inde

Indexation : Géologie – Minéraux – Roche Volcanique – Basalte – Okénite

Phonolite / Géologie

Phonolite / Géologie

Dénomination : Phonolite

Collecteur : Jean-Baptiste Rames

Age de l’échantillon : Miocène

Lieu et date de collecte : Noalhac, commune d’Aurillac,1863

Matière et technique : Roche

Dimensions de l’objet : 14 x 12 x 3 cm

Description : Plaque de phonolite ayant été probablement retaillée par Jean-Baptiste Rames. Cette plaque comporte une étiquette élliptique collée, écrite à l’encre noire par Rames « Phonolite au dessus de Noalhac près Aurillac (Cantal) Mars 1863. »

Lieu de conservation : Réserve géologique du Muséum des Volcans (Aurillac)

n° inv et sous domaine : 02-4-60 – Géologie / Pétrographie – collection Jean-Baptiste Rames

Historique : Cet échantillon de roche volcanique fait partie des quelques trentaines (?) de roches dont la date d’échantillonnage sur le terrain est connue (1863). Elle correspond au début de cette période d’une dizaine d’années pendant laquelle J-B Rames a sillonné le Cantal (les « courses ») et échantillonné de nombreuses formations géologiques. En 1873, il fera paraitre « Géogénie du Cantal » dans lequel il exposera ses idées sur l’histoire géologique de ce département et plus particulièrement sur la chronologie de l’histoire du massif volcanique du Cantal. Ses collections seront acquises par la municipalité d’Aurillac en 1897 et exposées dans le Musée Rames à partir de 1902.

Indexation : Géologie – Roche Volcanique – Phonolite – Jean-Baptiste Rames – Aurillac