Musée d'Art et d'Archéologie 04 71 45 46 10 // Muséum des Volcans 04 71 48 07 00

La Fête de la Science 2022 à Aurillac

 

DU 3 AU 31 OCTOBRE

Exposition Rêves de Science #6 « Zootrope des Éléments » en accès libre à la Médiathèque du Bassin d’Aurillac

Il s’agit de propositions artistiques créant une passerelle entre les arts et les sciences. En 2017, dans le cadre du parcours Innovation et Créativité, les étudiants de l’École SIGMA Clermont réalisent des vidéos présentant cinq scientifiques ; sur un volume octogonal s’apparentant à l’ancêtre du projecteur, le zootrope, on découvre ces portraits vidéos à travers huit lucarnes.

Exposition « Chimie Symphonie de la matière & L’Effet Matilda» en accès libre sur le campus Simone Veil

Nous baignons dans un monde d’atomes et de molécules, un monde invisible qui nous entoure et nous constitue. La chimie est devenue une science qui bouleverse tous les domaines de notre vie quotidienne : santé, alimentation, énergie, architecture… L’exposition évoque la longue histoire d’une discipline fondamentale et la mutation que les chimistes doivent désormais opérer face aux inquiétudes de la société. Peut-il exister une chimie verte ? Comment peut-elle nouer un nouveau dialogue avec les citoyens ? Huit femmes dont le travail a permis des avancées scientifiques spectaculaires dans leur domaine sont mises en lumière. Cette exposition fut créée à l’occasion du 8 mars en partenariat avec le CNRS, l’association Femmes & Sciences et le Quai des Savoirs.

LE SAMEDI 8 OCTOBRE AU CENTRE DE CONGRÈS

15h – Rencontre avec Annabelle Lecointre (Professeure agrégée en Sciences et Vie de la Terre) sur les luttes de plusieurs grandes chercheuses pour évoquer la place des femmes dans la recherche scientifique en appui d’une exposition sur l’«effet Matilda» qui sera présentée au Centre des Congrès.

17h30 – Conférence sur «L’évolution du vivant face au changement climatique» par Guillaume Lecointre (Enseignant-chercheur, professeur du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris). Le professeur du Muséum national d’histoire naturelle rappelera les principes de l’évolution du vivant avant de s’intéresser à la crise actuelle qui occasionne un changement si brutal que la plupart des espèces, et notamment celles de grandes tailles, n’ont pas le temps de s’adapter, ce qui, tôt ou tard, conduira inexorablement à l’extinction…


 

L’exposition vue par Thomas Fort, critique d’art

Une mer de montagnes sur les ruines d’un volcan

Une mer de montagnes sur les ruines d’un volcan, la nouvelle exposition personnelle de Thomas Tronel-Gauthier, se déploie sur deux lieux de la ville d’Aurillac : le Museum des volcans et le Musée d’art et d’archéologie. Le premier dévoile les résultats des recherches conduites par l’artiste lors de sa résidence, tandis que le second met ces dernières en perspective et en dialogue avec quinze années de création. De l’un à l’autre, et à travers une variété de médiums, allant de la sculpture au dessin en passant par la peinture ou la photographie, nous sommes convié.es à scruter le monde par le biais d’empreintes qui, extraites du contexte scientifique pour plonger dans le registre des arts visuels, deviennent autant d’artefacts propices à la réflexion et à l’éveil de l’imaginaire. Les œuvres présentées s’offrent autant comme des traces des gestes opérés par le plasticien que tels des indices du passage des vivants sur la planète que nous habitons, façonnons et remodelons sans cesse.

Pensée comme un seul et même ensemble réparti sur deux sites, l’exposition fait se côtoyer nouvelles productions et œuvres plus anciennes. Elle dévoile la cohérence du langage de l’artiste, tout en montrant sa capacité à répondre et à s’adapter à des contextes spécifiques d’intervention. Marquant une nouvelle étape de création, les réalisations effectuées lors de sa résidence surgissent également en continuité de ses recherches préalables. Le Muséum accueille des productions en majorité inédites, fruits de deux mois d’investigations, de réflexions et d’expérimentations réalisées principalement à partir des collections paléobotanique et paléontologique de l’établissement scientifique. Par de nombreux dialogues engagés avec les équipes des musées de la ville ou avec des habitant•es, Thomas Tronel-Gauthier s’est imprégné des lieux et de l’histoire des objets conservés, comme de celle des personnes qui les ont rassemblés ou étudiés à l’image de Jean-Baptiste Rames (1832-1894). Il s’agissait pour lui d’appréhender par ces fragments la mémoire du territoire local tout en les reliant à des enjeux d’actualité. En complément de l’analyse de ces fonds patrimoniaux, le plasticien a arpenté les paysages du Cantal, entre monts et vallées, afin de mieux saisir l’aspect pittoresque de ce qui se présente aujourd’hui comme les vestiges érodés du plus grand volcan éteint d’Europe. Les salles du musée d’art proposent, elles, un regard rétrospectif révélant une démarche qui n’a de cesse d’interroger la nature et les mutations permanentes engendrées par les flux qui l’animent, ou subies par les effets de l’activité humaine.

Investissant les sillons foulés par les marées, parcourant les failles qui craquellent l’asphalte ou la terre, caressant les reliefs striés des écorces ou cannelés des coquillages et de leurs fossiles, chaque œuvre conserve les marques du temps et de ses tremblements. Elles rappellent les forces primordiales qui irriguent la planète avec son lot d’apparitions rhizomatiques, mais aussi de crises et de disparitions cycliques. Si l’humain n’est pas, ici, au centre de la réflexion, il s’agit néanmoins d’envisager sa place au sein de l’environnement et ses relations intrinsèques avec les minéraux, végétaux et animaux aux côtés desquels il cohabite sur Terre. La technique du moulage, largement utilisée par l’artiste, et de multiples façons d’ailleurs, apparaît alors comme un moyen d’être au contact du monde et de témoigner de ses vibrations.

Une carte postale anonyme datée de 1952, agrandie et redessinée à la mine graphite, ouvre le parcours, mettant en scène un flâneur de dos face aux reliefs vertigineux des montagnes qu’il domine, non sans faire penser au Voyageur contemplant une mer de nuages peint par Caspar David Friedrich. Il invite à une traversée de ce territoire par le biais de fragments singulièrement transfigurés. On avance alors sur une ligne où les temporalités s’entremêlent entre passé, présent et futur, et où le réel tend à basculer vers la fiction, voire inversement. Usant de multiples techniques, Thomas Tronel-Gauthier a prélevé des empreintes de roches volcaniques, de cartes topographiques en relief, de fleurs endémiques de la région, ou encore de sigillaires, des ces plantes qui poussaient entre le Permien et le Carbonifère aujourd’hui devenues d’étranges fossiles dont la surface rappelle des tablettes cunéiformes. Les objets indiciels récupérés sont ensuite retravaillés, devenant même parfois à leur tour des moules, avant d’être agencés avec précision dans l’espace, renvoyant dans certains cas aux méthodologies scientifiques d’indexation. D’une tombée en dégradé de gris de répliques de pierres de lave aux parcelles topographiques en bas-relief qui constellent les murs, en passant par un globe pétrifié par l’écoulement lent d’une eau chargée de calcite à sa surface au cours d’une année, ou par des pages encrées dont les contours indéfinis marquent les différentes étapes de leur séchage, nous sommes invité•es à appréhender des moments de cristallisation dans la course du temps.

Les formes élaborées par l’artiste ne sont néanmoins pas des points d’arrêt. Leur équilibre, souvent fragile, affirme que tout peut encore advenir. Les coffres, par exemple, convient symboliquement au voyage tout en se référant à des caisses de transport et de conservation. Les modules de Sigillaria Vertebrae, empilés avec légèreté, évoquent quant à eux la possibilité d’une arborescence infinie. Cette dernière apparaît aussi métaphorique à travers les dialogues favorisés par l’artiste entre ses œuvres et les fonds du Muséum. Ainsi, des fossiles issus des collections émaillent le parcours et instaurent un trouble entre l’artificiel et le réel, entre l’œuvre du plasticien et celle de la nature. Cette ambiguïté est propice à l’émergence d’une réflexion sur notre manière d’être et de voir le monde. Il s’agit par là de « réapprendre à voir » afin de « renouer avec l’émerveillement des grandes découvertes, car ce monde sans cesse terraformé par les vivants demeure largement méconnu. C’est un monde d’êtres stupéfiants, d’assemblages surprenants, d’alliances nouvelles1 » tel que l’exprime l’autrice Frédérique Aït Touati. Les constellations presque futuristes des photographies de la série Les mégalithes de l’inframince nous rappellent d’ailleurs qu’un caillou a priori banal peut en fait contenir l’extraordinaire. Chaque œuvre de l’exposition agrège ainsi des temporalités et des mémoires feuilletées, que Thomas Tronel-Gauthier nous invite à fouiller par le regard comme par l’imaginaire.

Thomas Fort

Critique d’art

1 Frederique Aït-Touati, « Paysages terrestres / expériences d’habiter », Le vent se lève, Vitry-sur-Seine, Mac Val, 2020, p.203-204.

Fin des horaires d’été dans les musées

Fin des horaires d’été dans les musées

Attention, ce vendredi 18 septembre marque la fin des horaires d’été des musées d’Aurillac

Accès gratuit cet après-midi au Musée d’art et d’archéologie de 14h à 18h

Vernissage à 18h30 à la Sellerie de l’exposition « Two Works » présentant une série d’images inédites du photographe et artiste allemand Daniel Gustav Cramer.

Samedi 19 septembre : Dernier jour de l’exposition « Et au milieu coule une rivière » aux Ecuries du jardin des Carmes visible de 14h à 18h. Entrée des salles côté rue des Carmes.

Ce week-end, les journées du Patrimoine voir programme et horaires

Masque obligatoire pour les personnes de plus de 11 ans

 

Télécharger la nouvelle plaquette programme  septembre 2020 à janvier 2021 (cliquer sur l’image)

 

Printemps 2020 – Des activités chez vous

Printemps 2020 – Des activités chez vous

Depuis le 16 mars, les musées d’Aurillac sont fermés au public. Néanmoins, depuis cette date, ils vous ont proposé de découvrir chaque jour une œuvre des collections sur leur page Facebook. Il s’agit de la rubrique Un jour/une œuvre, pour simplement contempler, observer, rendre les collections accessibles même en temps de fermeture… Pour ces vacances de printemps, les médiateurs avaient concocté un programme d’animation pour tous les goûts et tous les publics. Comme il ne va toujours pas être possible de venir dans les musées, ceux-ci vous proposent chaque jour une idée, un contenu, une approche particulière autour des œuvres ou des thématiques des musées, à retrouver via la page facebook ou directement à la rubrique « vacances aux musées » t.

Ainsi, il sera possible d’assister ce mardi 21 avril à 17h à une web conférence sur les résultats de l’Atlas de la Biodiversité d’Aurillac. Cette conférence proposée par Evéa Mautret, chargée du projet, est à suivre sur le compte Zoom du CPIE de Haute-Auvergne.

Pour accéder à cette conférence

(Attention, le nombre de connexions possibles est limité à 100)

il convient de télécharger l’application ZOOM

ou suivre le lien de connexion suivant :

https://us02web.zoom.us/j/84617743894?pwd=OHF4ME1KdnpNQkI4VUcxM3c2L1lNdz09

ou, à partir de son compte ZOOM de rejoindre la réunion avec les identifiants suivants :
ID de réunion : 846 1774 3894
Mot de passe : 633743


Attention, la salle de conférence ouvrira à partir de 16h45 et la conférence débutera à 17h !

En amont de cette web-conférence, il vous sera proposé de samedi à lundi de partir à la découverte des oiseaux d’Aurillac ou encore de faire connaissance avec un petit crapaud bien présent sur la commune, l’Alyte accoucheur.

Dans les jours suivants, vous pourrez suivre une séance de description auditive d’oeuvres du musée, mêlant histoire de l’art et exercices de relaxation, créer un story-board à partir d’un tableau de William Laparra, réaliser une expérience volcanique et bien d’autres choses encore.

Notre rubrique « Vacances » sera mise à jour quotidiennement.

Horaires d’ouverture

Horaires d’ouverture

Voici les horaires d’ouverture à compter du 23 septembre,

  • Chaque premier dimanche du mois, d’octobre à juin, de 10h à 12h et de 14h à 18h : Gratuit pour tous
  • Petites vacances scolaires, toutes zones confondues, du lundi au vendredi de 14h à 18h
  •  Eté 2020, du 21 juin au dimanche des journées du patrimoine, du dimanche au vendredi de 11h à 18h
  •  Ouvertures à l’occasion d’événements exceptionnels et des rendez-vous du cabinet de curiosités.

Attention, les 24 et 31 décembre 2019, les musées fermeront à 17h

Fête de la Science 2019 – du 7 au 11 octobre

Fête de la Science 2019 – du 7 au 11 octobre

La fête de la science
du 7 au 11 octobre 2019 – Gratuit

Pour les scolaires

Dans le cadre de la Fête de la Science, les musées proposent des ateliers à destination des scolaires sur le thème « Abeilles et autres pollinisateurs ».
Les entomologistes en herbe découvrent le monde des insectes pollinisateurs, leur diversité, leurs rôles dans la nature, les dangers qui les menacent… Ils participent ensuite à la construction collective d’un hôtel à insectes qui sera installé dans le Parc du Château Saint-Etienne.
5 séances de 2 heures sont proposées pour les classes de cycle 3 au muséum des volcans, en partenariat avec le CPIE de Haute-Auvergne.

Pour le grand public

Vendredi 11 octobre à 20h30, salle de conférence du Muséum des Volcans
« Les abeilles sont-elles condamnées à disparaître ? » conférence tout public de Frédéric Delbac
Les abeilles et autres pollinisateurs jouent un grand rôle écologique et garantissent plus d’un tiers de nos ressources alimentaires. Mais elles déclinent… Est-ce inéluctable ?
Frédéric Delbac  (Professeur à l’Université Clermont-Auvergne –  Laboratoire Microorganismes : Génome et Environnement) nous éclaire sur les causes de ce déclin et les pistes de solutions pour sauver les insectes pollinisateurs.
Gratuit mais réservation conseillée au 04 71 48 07 00

Dimanche 6 octobre, spectacle La République des Abeilles à 16h au Théâtre.